« Semaine de l’entrepreneuriat » l’université du Lac Tanganyika
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Burundi : entre désespoir et responsabilité, la jeunesse doit choisir

Du 11 au 16 juin 2018, l’Université du Lac Tanganyika a organisé une « Semaine de l’entrepreneuriat »  sous le thème : « La jeunesse burundaise est responsable de son avenir ». Rencontre avec les organisateurs.

Selon le professeur Évariste Ngayimpenda, recteur de l’Université du lac Tanganyika, cette semaine était une occasion de rassembler différents acteurs, entre autres les partenaires à la formation académique, donc les universités et autres institutions, mais aussi les entreprises qui normalement sont les débouchés des cursus de ladite formation.

Ce rassemblement avait pour but de réfléchir sur la thématique : « Quel devenir pour le jeune diplômé d’aujourd’hui ? »

Une initiative louable

« Il se dit aujourd’hui que la qualité de la formation n’est pas la meilleure, qu’il n’y a plus d’emploi . Cela a pour effet d’inculquer un désespoir à la jeunesse. Ça doit changer. Il faut plutôt repenser comment faire les choses, de telle sorte qu’on puisse offrir à la jeunesse une formation aussi pratique que théorique, et d’essayer de créer pour elle un environnement favorable à l’application des connaissances acquises. D’où, dans les limites de nos capacités, nous avons créé un club entrepreneuriat pour renforcer la formation. Et l’université nous soutient dans l’organisation de telles plateformes, toujours dans l’intérêt de l’étudiant », fait savoir Monique Kayibanda, enseignante du cours d’Entrepreneuriat dans cette université et en même tant initiatrice du club entrepreneuriat dans la même institution.

Quant au recteur de cette université, « d’une part, les relations entre l’enseignant et l’étudiant ne devraient plus se limiter qu’aux seuls cours magistraux. D’autre part,  il faut une réelle collaboration, un coaching et un accompagnement pour que le jeune puisse s’épanouir dans son intégration professionnelle. Cependant, le recteur trouve regrettable que les entreprises restent encore distantes des institutions universitaires, alors que si les premières sont à considérer comme des ressources incontournables pour la formation pratique, les deuxièmes devraient constituer un think tank, source indiscutable du savoir et du savoir-faire.

Les perspectives

« Il existe plusieurs facteurs limitant la fructification de l’initiative entrepreneuriale au Burundi. Entre autres les choix limités de carrières de formation, alors que ce sont elles qui devraient éclairer les étudiants dans la création de leurs entreprises. Il y a également l’environnement tant politico-économique que sociétal qui semble annihiler les tentatives entrepreneuriales  de la jeunesse », considère Monique Kayibanda.  

Et d’ajouter que  malgré tout, cela ne doit pas être une raison de se résigner. Il faut plutôt voir le côté positif de la chose, encourager d’abord le peu d’initiatives qu’il y a déjà, aussi timides qu’elles soient. Car, si le développement est un processus, l’entrepreneuriat en est une étape. 

La Semaine d’entrepreneuriat dont les activités s’étendaient sur quatre jours a offert une opportunité de concours entre des projets d’entreprises par les étudiants de cette université. C’est Thierry Bamporiki, un des dix participants au concours et d’ailleurs à l’origine de l’idée de cette compétition, qui a remporté la compétition.  « Enfin, je vais me lancer » , s’est-il félicité à la clôture des activités.

 


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