Pierre Nkurunziza - constitution
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Twittoscopie : de Gitega à Bugendana, l’histoire se réécrit

À la veille de la promulgation de la nouvelle constitution, une partie de la classe politique burundaise s’était donnée rendez-vous au centre du pays, à Gitega. Cette ville en passe de devenir la capitale politique du pays a eu aussi le mérite de voir des Burundais écrire une autre page de l’histoire de notre pays.

Après la promulgation de la nouvelle loi révisant la Constitution de 2005 par le président de la République à Gitega, c’est Bugendana, petite contrée qui est toujours sujet à polémique qu’une déclaration fera date, qu’elle qu’en soit son issue. La sortie-choc du président Pierre Nkurunziza. Cette commune a pratiquement éclipsé l’événement majeur qui était la promulgation de la Constitution au palais de Gitega.

Parlons d’abord du lieu. Bugendana, pourquoi toujours faire parler de toi ?  Pourquoi voles-tu toujours la vedette aux autres communes du pays ? Que faire de toi ? Pourquoi fascines-tu tant l’actualité politique ? Pourquoi autant de spéculations sur toi ? Si pour certains le lieu est plus symbolique par sa situation géographique que tragique, d’autres y voient la dernière justification comme étant la mieux valable. Comme si des Burundais ont été tués « seulement » à Bugendana. Amalgame quand tu nous tiens, difficile de te lâcher.

Les yeux de beaucoup de mes compatriotes n’étaient pas seulement braqués sur les nombres de feuilles que le président Nkurunziza, guide visionnaire du CNDD-FDD, allait signer. Son état de santé aussi nous préoccupait d’autant plus que nous avons été alertés depuis le vote référendaire à cause du fameux pied plâtré. Mais là, il y avait toujours lieu de douter car il ne s’agissait que d’une photo. Comment savoir si ce n’était pas un photomontage comme internet en regorge ? Il aura fallu attendre le 7 juin pour le confirmer. Nous l’avons tous vu, boitillant. Mais pas de panique, c’est un sportif, la stoïcité, ça le connaît.

Le meilleur des dribbles à ses détracteurs ?

Parlons du président sportif talentueux. C’est sur un terrain de football qu’il a fait une panenka à ses détracteurs politiques. Disons que le moment était très bien choisi : juste après la promulgation de la nouvelle Constitution. Et surtout après le boulevard bien taillé qu’elle lui offrait, on ne pouvait s’attendre à une telle déclaration. Disons-le ainsi pour ne pas heurter certains de mes lecteurs qui sont encore dans le doute. Au moins nous pouvons être d’accord sur un fait : nous ne nous y attendions pas du tout. Alors pas du tout.

« Coup de tonnerre » pour certains tandis que pour d’autres il ne s’agit ni plus ni moins que d’une diversion. Ces derniers non plus ne sont pas aussi moins jongleurs. Appelons-les « acrobates des mots ». Ceux-là que le journal Iwacu qualifie de « Thomas » bien qu’ils ne veuillent même pas attendre 2020 pour mesurer la portée des mots. Ils remettent en doute la parole d’un homme qui refuse selon ses dires de se « dédire ». Ils en ont le droit évidemment. Voyons !

Un ami, très croyant, m’a expressément appelé, comme si j’étais sur le lieu pour m’annoncer : « Il faut prier afin que Dieu le guide dans cette décision et qu’il l’accompagne ».

Le bonus

À la semaine prochaine…

 


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