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Au Burundi, gère bien ta libido !

Vous découvrez le Burundi pour la première fois ? Je vous prie de bien contrôler vos pulsions sexuelles. Voici la mise en garde du blogueur Congolais Sammy Mupfuni, de passage au pays du tambour.

Dans le petit pays appelé Burundi, le sexe entre personnes non mariées est un délit. Il s’agit d’une mesure gouvernementale dans l’objectif entre autres de lutter contre la surpopulation. Ces mesures contre le concubinage et le vagabondage sexuel prises fin 2017 n’empêchent pourtant pas les personnes non mariées et les professionnelles de sexe de se donner et vendre du plaisir. Mais ils le font dans la clandestinité. Je l’ai remarqué lors de ma deuxième visite au Burundi.

Résidant au centre-ville chez un ami, un samedi soir, je me décide de visiter le quartier Bwiza, réputé très congolais. En prenant ma bière, je rencontre certains amis originaires de la République Démocratique du Congo (RDC),  principalement des villes de Bukavu, Goma et la cité d’Uvira. C’est parti alors pour un moment de partage d’expériences coquines. Si la plupart de ces amis arrivent à contourner cette mesure, d’autres n’ont pas eu cette chance.  

Axel s’en souvient encore…

Originaire de Goma et étudiant dans une université de Bujumbura. Axel s’est un jour fait surprendre par des policiers. La scène s’est déroulée dans un hôtel du quartier Bwiza. « C’était le matin. Je venais juste de conclure avec ma partenaire de nuit quand je me suis rendu compte que des policiers étaient en train de perquisitionner l’hôtel à la recherche de récalcitrants à cette mesure. », raconte-t-il. Pris en flagrance, Axel et sa partenaire ont dû trouver un arrangement avec les agents de l’ordre. « Ils m’ont demandé 150 mille fbu pour que je ne me fasse pas arrêter. Je leur ai proposé 50 mille et ils étaient d’accord après quelques hésitations », confie-t-il.

Des astuces pour contourner la mesure

Impossible pour ces jeunes non mariés de vivre sans sexe en attendant le mariage. Aussi pour échapper à cette mesure non moins contraignante, ils ont à leur tour mis en place des astuces. « Les policiers passent souvent très tôt le matin pendant le week-end. Il faut donc le faire au courant de la semaine et libérer le plus tôt possible sa chambre pour ne pas être pris », conseille Jacques, cet autre Congolais qui exerce un petit commerce entre le Burundi et la RDC. Pour tous ces jeunes, quand on est attrapé, vaut mieux s’arranger avec les policiers pour ne pas être acheminé vers un poste de police.

Un homme averti…

Chers amis visiteurs de la belle Bujumbura comme moi, étant donné que la mesure s’applique même pour les personnes mariées qui tentent d’avoir des relations extraconjugales, il est préférable d’en être conscient et prendre des dispositions. Si vous comptez venir ici, ne vous aventurez pas dans des rencontres sexuelles imprudentes. Le cas contraire, vous aurez à faire aux braves policiers burundais.

 


A relire : La police burundaise se mettrait-elle au revenge porn ?

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Les commentaires récents (1)

  1. Est-ce que la mesure a été prise ‘dans l’objectif entre autres de lutter contre la surpopulation’ ou bien il s’agit du puritanisme et hypocrisie du pouvoir qui prétend promouvoir le respect intégral des valeurs spirituelles?

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