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Université du Burundi : après le référendum, le beau temps

Comme dans tout le pays, le récent référendum était attendu par les étudiants de l’université du Burundi avec une certaine appréhension. Des accrochages avaient eu lieu quelques jours avant la tenue du scrutin entre partisans de différentes mouvances.  Plus d’une semaine après la proclamation des résultats, comment ces étudiants cohabitent-ils ?

« Je suis un homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger », disait il y a plusieurs siècles Térence. La substance de ces mots de l’auteur antique garderait sa teneur quand de la bouche d’untel, étudiant à l’Université du Burundi, sortirait un « Je suis Burundais et rien de ce qui est  burundais ne m’est étranger. »

Bien que présentée comme une institution strictement académique et apolitique, l’Université du Burundi ne se vanterait pas pour autant d’être un antre des indifférents politiques. Les principales formations politiques y comptent des fervents  sympathisants.

Une période électorale mouvementée

Si pour certains le dernier référendum a été celui de toutes les passions, il ne l’a pas moins été dans Rumuri. Une élection à la burundaise qui engendre une peur, une certaine méfiance de l’autre.

La présence policière renforcée, des checkpoints à partir de 22h où l’on ne pouvait pas entrer sans présenter ses papiers, tout cela n’était pas de nature à apaiser ceux qui s’inquiétaient, vu que ce n’était pas habituel.

Le paroxysme de la méfiance a été atteint quand des infos sur des étudiants qui auraient passé à tabac leurs collègues ont commencé à circuler. Ces allégations, rejetées en bloc par le chargé de la sécurité, ont quand même inquiété plus d’un.

Et après ?

Le vote passé, la tension est plutôt descendue d’un cran. Louis (pseudo), militant de l’opposition reconnaît que le calme est revenu. « Actuellement, on entend plus des gens qui sont battus. Ça nous rassure parce qu’on entendait que dans d’autres coins du pays les partisans du OYA étaient malmenés. On avait  peur que ça nous arrive. Maintenant on vit dans une cohabitation plutôt symbiotique avec les partisans de la mouvance », affirme-t-il.

Quant à Claude N., membre de la ligue des jeunes du parti au pouvoir Imbonerakure, le temps est à l’apaisement: « Ce n’est pas totalement impossible qu’en période électorale peuvent apparaître de petites tensions. Cependant, les urnes ont donné leur verdict. Ça serait insensé de patauger dans des guéguerres interminables ».

Effectivement, force est de constater que dans moult ligalas, les étudiants fraternisent et leurs palabres tournent de nouveau autour d’une passion qu’ils affectionnent : le foot. Et ils la jouent fair-play.

 


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