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Montée des eaux : et si le lac Tanganyika réclamait justice ?

La semaine dernière, le lac Tanganyika a atteint son niveau-record depuis des années. Certaines propriétés se sont retrouvées sous les eaux, d’autres  menacées de l’être. Mais est-ce la faute du lac ?

Des week-ends ensoleillés sur la plage, une petite détente avec des potes, un mariage ou d’autres cérémonies au bord du  Tanganyika. De joyeux moments qu’on risque de reléguer au passé. Les images récemment relayées sur les réseaux sociaux sont impressionnantes pour les infatigables amoureux du sable du lac Tanganyika. Le lendemain de la diffusion de cette vidéo, tout le monde voulait s’y rendre voir ce que deviennent les petites paillotes flottantes dans l’eau.  Toutefois, l’inquiétude était aussi grandissante chez ceux qui travaillent là-bas. Pour les plus avisés, un cataclysme se prépare dans les années à venir.  

Le Tanganyika reprendrait-il ses droits ?

Les limites du lac n’ont pas toujours été les mêmes qu’aujourd’hui.  Ceux qui ont vécu à Bujumbura il y a une trentaine d’années le savent. Certes les eaux se sont largement retirées au fil du temps, mais les études ont montré que Tanganyika n’a jamais été stable. Des périodes de fortes pluies occasionnant des montées parfois suivies des débordements ont été légion par le passé. Mais pendant ces dernières années d’étiage, voilà que les gens avec l’argent plein les poches se sont emparés du terrain pour y ériger leurs luxueuses maisons.  À l’heure actuelle, il suffirait de quelques jours de pluie pour qu’une grande partie du littoral se retrouve les pieds dans l’eau.

Des mesures qui ne font pas long feu

En juillet 2011, le pouvoir législatif burundais s’était penché sur les constructions anarchiques au bord du lac Tanganyika. Des descentes sur terrain  se sont multipliées pour s’enquérir de la situation mais depuis, les maisons n’ont jamais cessé de pousser. Pourtant, la loi est claire: la distance minimum est de 150m des rives du lac Tanganyika. Et là, tout le monde comprendra pourquoi des plages telles que Yucca Beach et Hippo Beach par exemple se sont réveillées du sable en moins.

Le droit devrait être de rigueur. Et ces constructions n’ont pas été faites dans la clandestinité. Leurs propriétaires doivent avoir des documents en règle. Complicité ou ignorance de l’administration? Dans tous les cas, avec cet avertissement, Tanganyika devra un jour revenir et le résultat risque d’avoir un goût amer. Time Will tell.

 


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