Twittoscopie : le référendum de toutes les passions

La campagne référendaire bat son plein, sur Twitter plus qu’ailleurs. En parallèle, les médias internationaux n’ont plus bonne presse, deux ont été récemment suspendus, au grand dam des abatwip. Une chronique du blogueur Alain Amrah Horutanga.

La bataille entre ceux qui soutiennent le « Ego », le « Oya » se poursuit sur terrain avec son lot de maux. La twittosphère burundaise n’est pas en reste. Les sympathisants du boycott, les « Intumva », comme les qualifient certaines voix, semblent beaucoup plus « audibles » sur internet.

Chacun avec sa tête, ses yeux, ses émotions et ses doigts partage ses opinions. Les déçus, il y en a de toutes les sortes. Ce ne sont pas seulement ceux qui attendaient voir quel chemin prendra l’emblématique Uprona mais aussi ceux qui voient en Amizero y’Abarundi des traîtres bien qu’ils battent campagne pour le « Non ».

Des zones d’ombre à la lumière ?

Si le haussement de ton « paternaliste » des Belges, Français et Américains ne peut en aucun cas avoir une résonance chez un peuple qui marche vers « sa liberté et son indépendance totale », le projet de loi constitutionnelle qui fera objet de référendum attisait toutes les passions. Le peuple voulait lire son contenu. Mais le constat était que personne n’avait vu ce projet de Constitution. Personne ne l’avait jamais lu. Personne… jusqu’à ce que la CENI intervienne. Une intervention qui a aussi créé la confusion.

Et finalement la version électronique qui circulait entre-temps aurait connu des amendements. Ce qui n’a pas laissé les #Abatwip indifférents. Ils ont passé les deux versions au crible.

Suspension de la VOA et de la BBC : des victimes collatérales ?

Au lendemain de la journée internationale dédiée à la liberté de la presse, le Conseil national de la communication, organe régulateur des médias au Burundi, a surpris le monde. La BBC et la VOA ont été suspendues pour six mois. Plusieurs autres médias indexés. Pour certains abatwip, ces décisions sont directement liées à la campagne référendaire en cours. Malgré les arguments avancés par le CNC, ils persistent.

Reporters sans frontières a également dénoncé une « volonté de bâillonner la presse » au Burundi à l’approche du référendum. Mais entre-temps, il y en a qui ont salué cette décision.

À la semaine prochaine

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