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#MissBurundi : d’où vient cette compétition ?

Après la charge des Miss et la réaction de Burundi Events, qui reviennent toutes sur l’organisation  de Miss Burundi, Yaga a décidé d’aller encore plus en profondeur, interroger l’essence de la compétition, les règles de jeu,… D’où vient la compétition Miss, qui semble avoir été universalisée plus qu’une Coupe du monde de football ? Sur quoi se base-t-on pour élire une Miss en général, et au Burundi en particulier ? Le blogueur Franck Nziza a interrogé l’histoire et quelques personnalités du monde de la beauté.

Pour le commun des mortels, le concept des concours de beauté semble être une émanation de la modernité. Loin de là, la fascination pour la beauté féminine remonte à la nuit des temps. Et certains vestiges de la civilisation gréco-romaine corroborent ces faits. D’ailleurs, il semblerait que le concours de beauté gagné par Aphrodite aurait été à l’origine de la guerre de Troie.

De l’Antiquité à l’époque contemporaine, l’engouement pour la beauté a traversé des siècles sans prendre aucune ride. Nous sommes passés par la fête de la rosière qui vers le Vème siècle était consacré au couronnement  de la jeune fille dont la conduite irréprochable, la vertu, la piété et la modestie ont marqué son village. Puis six siècles plus tard, ladite fête se transformera en la «  fête des blanchisseuses » où les femmes choisissaient leur reine selon des critères de moralité et de beauté.

La France semble être pionnière dans le domaine. En 1920, fut créée Miss France. Puis au fur des années, des concours similaires furent créés un peu  partout dans le monde.

Certes, le Burundi avait découvert le monde de la mode depuis des années et de petits concours de beauté avaient été organisés : Miss Bujumbura, Miss Anti-Tobacco, Miss Tanganyika, etc. Mais ce n’est qu’en Décembre 2008 qu’un événement qui se veut national a pu voir le jour : Miss Burundi. Cette dernière a connu quatre éditions puis s’est arrêtée sur fond de polémique. La forme actuelle de la compétition a finalement repris depuis 2016 après plusieurs tentatives vaines.

Un monde de beauté standardisée ?

Même si les critères de sélection sont inspirés du principe des « pères fondateurs » des concours de beauté, il y a eu des variations au fur du temps. Mais justement la question de beauté elle-même divise. La beauté reste évidemment un critère majeur  voire indispensable : lire ici . Et puis encore, dans un pays africain comme le Burundi où les considérations de beauté sont loin de se confondre avec celles des pays occidentaux, l’unanimité sur la beauté d’une miss Burundi se fait toujours attendre : lire .

Certains diront que la standardisation des critères permet à ces reines de la beauté de participer sans encombre aux compétitions internationales. Ce  qui est une réalité par ailleurs sauf que certaines épreuves qu’on retrouve dans d’autres compétitions manque encore à Miss Burundi. On citera notamment les tests de culture  générale, le vote du public et la démonstration de talent.

Les critères pour la phase finale de la compétition Miss Burundi étaient l’éloquence, l’élégance, la posture, le respect des consignes lors du défilé et la proportionnalité physique nous dit Edwige Mbonimpa, Présidente du jury de Miss Burundi 2012. Elle souligne qu’à cette époque le test de connaissance comptait pour 75%. « Les organisateurs en avaient marre de la honte que leur avait fait certaines miss des éditions précédentes. Au-delà de leurs ratés en terme des connaissances générales dans la compétition, leur inculture se faisait aussi remarquer »,  précise E. Mbonimpa. Quant à la beauté la femme, E. Mbonimpa est catégorique : «  le Burundi regorge de belles créatures même si la combinaison beauté-intelligente  reste assez rare ». La beauté d’une femme tient sur plusieurs points selon cette artiste de 39 ans : le visage, le regard, le sourire, le teint la peau, etc. Bref, « c’est subjectif. Mais puisque cette compétition de beauté n’est pas une création burundaise, Miss Burundi doit s’adapter aux règles internationales ».

Concernant l’unanimité à propos  de la beauté d’une Miss, « elle n’existera presque jamais car aucune liste de critères ne pourrait satisfaire toutes les composantes de la société burundaise. A moins de faire une miss pour chacune des composantes », conclut-elle.

 


Pour lire notre dossier en intégralité, cliquez sur https://www.yaga-burundi.com/tag/miss-burundi-2018/

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