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#Boost : qu’en pense l’administration ?

Depuis quelque temps, certaines institutions étatiques se sont rendu compte  que le boost constitue un danger qu’il n’est plus possible d’ignorer. Des réponses sont apportées, mais elles sont encore insuffisantes.

Le commandant de l’unité antidrogue OPC1 Polycarpe Ntakarutimana semble bien maîtriser le dossier. Il nous étale ses connaissances : « Le boost est une drogue qui conduit très rapidement à l’altération de la santé de celui qui le prend, le rendant totalement incapable de répondre aux exigences de la société en l’influençant à commettre  des délits ». Et d’ajouter : « Cette drogue, dont l’identification est plus ou moins difficile de par son aspect semblable aux grains de sable avant d’être mis en état poudreux, est fréquente dans les quartiers populaires comme Buyenzi qui vient en premier ainsi que Kinama et Kamenge mais aussi dans certains quartiers dits haut standing ».

Des actions pour le combattre ? « Des descentes sont opérées »…Que ça !

Levée de bouclier

Au ministère de la santé publique, le Dr Jeanine Ayinkamiye, directrice adjointe du Programme national de lutte contre les maladies chroniques non transmissibles ayant pour facteurs de risque le tabac, drogue et alcool,  signifie qu’à travers le centre de désintoxication se trouvant au centre neuropsychiatrique de Kamenge, ils aident à la désintoxication des consommateurs de boost pour ensuite les réintégrer psycho socialement dans la société, avec un suivi pour  prévenir d’éventuelles rechutes.

Quant au ministère des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre, Révérien Simbarakiye, le directeur général de l’intégration des sinistrés et porte-parole du ministère, éclaire l’opinion publique que tout consommateur de boost désirant se faire désintoxiquer et pour lequel l’indigence est prouvée par une attestation communale doit bénéficier indistinctement de son mal-être d’une assistance médicale et d’une réintégration socio-professionnelle.  

Au niveau du parlement, l’honorable Adolphe Banyikwa, président de la commission permanente des affaires sociales, souligne qu’il compte plaider pour que la méthadone (médicament qui n’est pas actuellement autorisé sur le marché local mais très efficace à la stabilisation de la personne quant à son addiction) soit autorisée et disponible localement pour essayer de récupérer ceux qui peuvent l’être encore.

Dans l’entre-temps, des jeunes Burundais continuent à s’injecter leur venin tandis que leurs familles, impuissantes, prient le bon Dieu, qui lui, semble ne pas voir à travers la pénombre des hotspots.

 


Pour lire notre dossier en intégralité, cliquez sur https://www.yaga-burundi.com/categorie/boost/

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