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Un chantier en l’honneur des héros nationaux au point mort !

En mémoire du prince Louis Rwagasore, héros de l’indépendance et de Melchior Ndadaye, celui de la démocratie, deux statues grandeurs nature de 8,5 m chacune devaient être installées au niveau du rond-point du Chanic avant le 1er juillet de l’année passée. Depuis, les travaux sont au point mort. Pour quelles raisons?

J’ai été heureux lorsque j’ai eu vent de ce projet. C’était fin 2016. J’avais peut-être raison de croire en sa réalisation vu que son bailleur, la Chine,  soutient inconditionnellement le Burundi .            

Mais aujourd’hui, je trouve incompréhensible, plus de sept mois après la date annoncée de l’inauguration, que les autorités municipales n’aient pas encore expliqué pourquoi la promesse n’a pas été tenue.

Seule une statue a été installée jusqu’à ce jour. Elle serait celle du héros de l’indépendance. Des écrits aux pieds de cette œuvre le laisse penser. A-t-elle été bien sculptée ?  Il n’est pas facile de répondre à cette interrogation. Le périmètre est inaccessible. De surcroît, elle est drapée de la tête aux pieds.

Où est-ce que ça bloque ?    

Ce qui est sûr, l’aboutissement de cette œuvre dépend en grande partie du gouvernement chinois. La main qui donne est toujours au-dessus de celle qui reçoit. Jusqu’à présent, les autorités municipales parlent de longues procédures pour l’aboutissement du projet.

Elles réfutent la possibilité du bidouillage. D’après elles, la statue du héros de la démocratie est en route. «Le transport se fait par voie maritime. Ça prend une période variable entre un mois et un mois et demi», disent-elles tout en se gardant de fixer une nouvelle date de l’inauguration qui devrait, pour rappel, avoir eu lieu le 1er juillet dernier.   

Quid de l’antécédent…

L’image du buste raté du prince Louis Rwagasore installé à la place de l’indépendance en 2012 lors du cinquantenaire a marqué les esprits. C’était une œuvre dont l’échec reste renversant. Un artiste chinois avait défiguré notre héros. Il lui avait donné un visage ridé alors que le prince a été assassiné jeune, à 29 ans seulement. Après le buste a été recouvert d’une cagoule pendant plusieurs mois avant d’être remplacé par une œuvre très réussie de Stanislas Misigaro, un compatriote alors élève en province de Gitega.          

Notre capitale est pauvre en œuvres d’art. Ces deux statues grandeurs nature, c’était du nouveau au Burundi. Les autorités de la ville de Bujumbura devraient mettre le paquet pour leur parachèvement. Elles embelliront notre capitale. Il n’est pas superflu de souligner que tous les visiteurs qui arrivent par avion empruntent cette route.   

Mon rêve est de voir ces statues inaugurées le 1er juillet prochain. Il n’est jamais tard pour bien faire.     

 


A relire : L’équation indéchiffrable des monuments du Cndd-Fdd

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