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À quoi reconnaît-on la femme burundaise ?

Mars, le mois dédié à la femme, vient de toucher à sa fin. Mais chanter les louanges de la  Burundaise n’a pas et ne devrait pas avoir de période. Le blogueur Hervé Rugamba lui adresse pour l’occasion une ode reconnaissante.

La femme burundaise. On ne la reconnaît pas par ses cheveux crépus ou frisés ou par son teint clair ou foncé. Mais par la bonté et la patience qui coulent de son cœur et qui font d’elle la lumière de ses enfants dans ces nuits sombres et solitaires qui sont légion chez nous.

On la reconnaît par sa force de caractère et sa détermination à se lever le matin et vendre des tomates sur la route pour subvenir aux besoins de ses enfants malgré les coups de matraques qu’elle reçoit injustement de la part de policiers frustrés.

On ne la reconnaît pas par les formes généreuses de son corps ou par ses longues jambes de gazelle. Mais par la taille de son cœur qui pardonne à ses hommes bornés qui l’objectivent et qui veulent l’utiliser pour satisfaire leurs appétits de sexe, de colère ou d’humiliation.

On ne la reconnaît pas par ses diplômes de licence, de maîtrise ou de doctorat. Mais à quel point elle maîtrise le langage du bébé qui pleure ou avec quelle justesse elle parle au vilain enfant avec ses yeux.

On ne la reconnaît pas par son élégance aux grandes fêtes. Mais comment elle ne manque aucune occasion pour se sacrifier pour l’élégance de sa petite fille.

On ne la reconnaît pas par les richesses qu’elle a amassées. Mais par l’espoir qui passe par sa voix quand elle parle à sa fille ou à son fils découragé par leurs études ou si leurs affaires qui ne réussissent pas.

On la reconnaît par sa spiritualité. Un système stable qui croit au bonheur.

Pour elle, donner de ses possessions est donner peu. Elle trouve plus noble, se donner elle-même.

Elle a un cœur plus aimant que défensif.

Elle incarne le vrai sens de l’existence avec le pouvoir de mettre un sourire sur les lèvres de son enfant quand elle rentre du travail ou de faire couler une larme quand elle rentre épuisée.

Femme burundaise, je t’aime. Pour paraphraser Gaël Faye, on n’écrit pas de poème pour une créature qui en est déjà un.

 


A relire : Et si le Burundi était une femme ?

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