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Transport en commun à Bujumbura : « Marre de nos bus zombies »

Prendre le bus à Bujumbura n’est pas une partie de plaisir. Oublions les files, la monnnaie de rechange qui manque à chaque fois et intéressons-nous à l’état même de ces véhicules : vieux, inconfortables, roulant à peine. Une torture pour les passagers.

Si on avait le choix, personne ne se déplacerait par bus à Bujumbura. Quand le moteur marche et que la voiture ne fume pas, le confort est plus que déplorable. Si on devrait prendre comme critère de choix « le confort » pour entrer dans les transports en commun de Buja, on resterait sur le trottoir. Sièges cassés, délabrés, bout de métal en surface, portières détachées,… Conséquences : habits  déchirés, blessures et courbatures à la sortie du bus.

Mais cela c’est quand le moteur marche bien sûr. La dernière fois, j’ai vécu une expérience qui n’est pas rare malheureusement. Alors que le bus était rempli, le chauffeur au volant, le convoyeur a demandé à ses copains de l’aider à pousser le bus pour qu’il puisse démarrer. Les occupants du bus ont commencé à se plaindre  de l’état du véhicule en regrettant pourquoi ils y étaient entrés. Avec raison. Le bus est tombé en panne un peu plus loin. Quelques jours avant, il y en a un qui avait pris feu soudainement (oui, cela est déjà arrivé).

Régulation

Le gouvernement a déclaré dernièrement que les bus de transport en commun en mauvais état seront retirés de la circulation. Mais jusque-là rien n’a encore été fait. Ils continuent à rouler malgré tous les contrôles policiers.  

Une autre solution a été proposée aux proprios : mettre en commun leur capital pour acheter des bus convenables mais jusque-là, zéro changement.  Ils semblent faire la sourde-oreille avec une même mentalité: « Tant que le bus roule encore, me rapporte de l’argent, c’est tout ! » L’ironie du sort, ils ignorent que si ces bus étaient en bon état, ils leur rapporteraient beaucoup plus.

Les autorités devraient prendre à bras-le-corps le dossier du transport en commun dans la ville de Bujumbura, ou même à l’intérieur. Pourquoi par exemple ne pas réduire le nombre de passagers par bus ?  Cela donnerait plus de confort au lieu de voyager serrés comme des sardines. En Ouganda, au Kenya, les mêmes minibus ne dépassent pas 14 personnes max. Ne faudrait-il pas s’inspirer des bons modèles ? Ici même au Burundi, cela marche actuellement avec les voitures Probox qui montent à l’intérieur du pays.  Pourquoi ne pas reproduire le même schéma avec nos minibus ?

 


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