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Arsenal, un club à l’image de l’Afrique

Arsenal, un des clubs anglais les plus  populaires. Pourtant, saison après saison, l’équipe de football semble sombrer inexorablement dans la médiocrité, sans afficher paradoxalement,  la moindre velléité de changement. Une attitude à l’africaine ?

Dimanche le 4 mars 2018, l’équipe d’Arsène Wenger -Arsenal- , fait pleurer ses fans à Bujumbura. Sur la pelouse de Brighton, Arsenal s’incline 2-1. En l’espace d’une semaine, la série de défaites se poursuit. La dernière, celle du 1 mars avec Manchester City : 3-0. Une situation qui met mal à l’aise les fans de Bujumbura qui n’hésitent pas à dire: « Ça sonne vraiment africain » ! Africain ? Comment ça ?

« L’Afrique, comme une école en matière de gouvernance, a trouvé son meilleur élève dans  les ″ Gunners″ d’Arsène Wenger », lâchent-ils. Vya vrai ? « Eh oui, tellement de choses les rapprochent »

La longévité au pouvoir

Arsène Wenger, 68 ans, est actuellement entraîneur principal. Devine depuis quand ? 1996.  Ça constitue un record de longévité sur le banc ‘‘des Gunners’’. Il est aussi l’entraîneur ayant la plus grande longévité dans la Premiere league actuelle. Ça ne vous rappelle rien ? Ces vieux ours sur lesquels le temps ne semble pas avoir d’emprise ? Eh oui, il y a comme une odeur d’Afrique, école en la matière. Avec comme professeurs Paul Biya (36 ans au pouvoir), Yoweli Museveni (32 ans au pouvoir), Téodoro Obiang Nguema(39 ans au pouvoir)… et des aspirants comme en RDC et le Burundi.

Arsenal ou Arsenul ?

Depuis fin 2004, Arsenal n’a gagné le moindre trophée de grande envergure. Avec Wenger, l’Arsenal n’a jamais connu de réussite sur la scène européenne à l’exemple de son maître (l’Afrique) qui n’a comme jamais connu de succès sur la scène internationale. Avec une dixième défaite en championnat cette saison, Arsenal voit la ligue des champions – la prestigieuse compétition européenne- s’éloigner,  comme le développement économique qui s’éloigne dans certaines contrées d’Afrique. « Tel maître, tel élève ». Et pourtant, l’entraîneur garde son poste. Ça ne sonne pas africain ? Comme ces partis politiques au pouvoir en Afrique (on ne va pas les nommer, c’est ça aussi l’Afrique),  qui s’accroche à leur chef et nous convainquent de le reconduire avec pleins d’acclamations, alors qu’il nous plonge dans la misère et le sous-développement?

Démission : mot inexistant à cette fameuse école

Depuis la défaite contre  Manchester City le 1 mars, les fans d’Arsenal scandent  ″ Wenger Out″. Questionné pour savoir s’il était sur le point de céder sa place, sa réponse (qui sonne africain) ne varie jamais : « Je n’ai jamais pensé à démissionner, pas une seule seconde ». Comme ses pairs africains, friendschool, il ajoute : « Je pense que nous sommes dans une situation où nous devons essayer de gagner le prochain match plutôt que de faire des calculs(…). » Un prochain match – comme un prochain mandat (à l’africaine)- du même acabit que celui qui s’est déroulé à Brighton le 4 mars ? Mais va-t-il enfin démissionner ? Que nenni. Sa réponse résume tout: « I have enough experience and enough desire to turn thing around » dira-t-il à la fin du match- du mandat- comme ces chefs africains qui veulent s’éterniser sur leurs fauteuils.

Si l’Afrique, pardon, l’Arsenal, veut faire mieux, il faut un vin nouveau dans des outres neuves.

 


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