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Non, nous ne sommes pas les plus malheureux au monde !

Après 2015 et 2016, le Burundi a encore été classé pays le moins heureux au monde. Pour le blogueur Carrel Ntunga, encore une fois, ce rapport semble exagérer.

L’autre jour, je surfe sur les réseaux sociaux. Je tombe sur une publication du média Voix d’Amérique qui dit que le Burundi est le pays le plus malheureux du monde selon le «World happiness report », le rapport 2018 sur le bonheur mondial. C’est ainsi que je me rends sur le site dudit rapport pour me renseigner sur les critères pris en compte pour faire le classement des pays les plus malheureux. En faisant une petite analyse sur ces facteurs, il est évident que dans presque tous les domaines l’on peut dire que notre cher pays ne remplit pas les conditions requises pour le classer dans des pays heureux. Il est vrai que l’on peut affirmer que la crise socio-politique et économique a empiré les choses. Mais il y a des pays que je considère plus malheureux que le Burundi.

À feu et à sang

Prenons le cas de la Syrie, où une guerre civile ravage le pays depuis presque 7ans. Des centaines de milliers de personnes sont morts depuis la naissance d’une rébellion contre le président syrien. Une grande partie de la population syrienne s’est réfugiée dans les pays voisins. Ceux qui sont restés dans leur pays natal, ne savent plus à quel saint se vouer. Le gouvernement n’hésite pas à lancer des bombes sur des civiles. Ne parlons pas de l’économie qui va decrescendo. Le déficit public aurait atteint 14% de 2011 à 2014 et 22% en 2015. Je me dis que, même si économiquement la Syrie nous devance de loin, actuellement nous sommes les plus heureux par rapport à eux.

Au Moyen-Orient, des exemples ne manquent pas. On y retrouve des guerres dans certains pays comme le Yémen, l’Irak, l’Afghanistan.

Il y a aussi la Somalie où nos militaires sont en mission de maintien de la paix au péril de leur vie dans un pays où la guerre a commencé depuis les années 90 et qui  est divisé en plusieurs parties. Certaines qui sont contrôlées par le gouvernement en place et d’autres par des rébellions. Les affrontements entre des terroristes et les casques bleu sont quotidiens.

Un peu de lumière

Certes le Burundi a connu récemment une crise politique qui a causé beaucoup de dommages. Mais comme partout dans le monde, les politiques ne sont pas parfaites. Nous au moins, nous ne vivons pas dans la peur qu’une bombe nous tombe dessus pendant la nuit. Aucune ville burundaise n’est en ruine comme en Syrie où l’on rencontre des villes désertes qui sont en ruine, des hôpitaux frappés par des missiles du gouvernement.  

L’un des facteurs qui a influencé le classement des pays les plus malheureux du monde est le PIB/habitant, donc la pauvreté. Il est vrai que la pauvreté peut causer des frustrations et de la colère. N’empêche que nous vivons dans un pays où actuellement la guerre n’a pas de place, où pendant les weekends l’on peut aller à la plage pour marcher dans le sable chaud du lac Tanganyika. Presque tous les soirs, l’on peut remarquer que des bars sont remplis de fervents fans  de la Primus qui se relaxent après une longue journée de travail.

Avec un grand nombre de parcs nationaux, même le tourisme au Burundi se porte bien. Selon M. Habonimana Léonidas, Directeur Générale de l’Office National du Tourisme (ONT), le secteur du tourisme a rapporté 16 millions USD en 2017.

En bref, le Burundi a ses propres défauts qu’on ne peut pas négliger. Mais pas au point de dire que nous sommes les plus malheureux du monde.

 


A relire: Burundi : sept raisons de ne pas se sentir malheureux

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