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Burundi: les risques de présenter ton copain à tes parents

À l’ère des telenovelas, de l’influence des réseaux sociaux, avoir une petite amie ou un petit copain est devenue monnaie courante au Burundi. Dans la rue, au bar, partout où les jeunes peuvent se rencontrer, il est fréquent de voir deux jeunes amoureux bras dessus, bras dessous. S’ils ont la chance de rester ensemble, leur relation peut évoluer aux fiançailles voire au mariage. Mais connaissant notre société, « est-il pertinent d’annoncer sa relation à sa famille avant le mariage? », s’interroge la blogueuse Inès Ininahazwe.


Sheila, 20 ans, étudiante à l’Université Lumière de Bujumbura, se dévoile pour nous : « Oui, j’ai un petit ami, on sort ensemble depuis le lycée. Mais mes parents ne sont pas au courant. Ma mère me tuerait si elle savait. Pour elle, je dois d’abord terminer mes études. Hors de question de mentionner que je vois quelqu’un ». Mais, pour cette jeune fille, ce qui est bizarre, elle est connue et acceptée chez le garçon : « Les parents de mon petit ami savent que je sors avec lui, et ce depuis 2 ans.»
Sheila s’est alors rendue compte qu’il est un peu difficile pour les filles de présenter leurs amoureux à leurs parents, mais en aucun cas pour les garçons. Ce que confirme Arnaud, jeune étudiant également : « si j’ai une nouvelle copine, mes parents doivent être au courant. Ils connaissent mes fréquentations », soutient-il.

Un secret « inavouable »?

Les relations amoureuses pullulent à chaque coin et recoin du quartier à Bujumbura. Mais si certains s’y mettent juste pour le fun, il y en a d’autres qui rêvent que leur histoire aille loin. « Pourtant les parents ne voient que le revers de la médaille : grossesse, maladies, etc », s’énerve Stacey, une élève fréquentant un ami de classe. Celle qui préfère se confier à ses amies, dont l’histoire est par ailleurs connue par presque tout son établissement, aurait aimé que ses parents le sachent avant tous mais… comment aborder le sujet alors qu’elle sait déjà la réponse lui réservée, la réprobation ?

Le lot de (presque) tous les jeunes

Il se trouve effectivement que beaucoup de jeunes burundais sont dans la même situation. Ils n’osent pas s’ouvrir à leurs parents sur un sujet qui leur tient à cœur. Pourtant, la plupart d’entre eux, voudraient peut-être demander des conseils et/ou se sentir acceptés. Les parents devraient peut-être aussi comprendre que prohiber n’est pas le meilleur moyen pour protéger son enfant. La communication doit venir avant tout.
Ce qui est paradoxal, la plupart de ces parents ont vécu les mêmes interrogations pendant leur jeunesse. Si leurs parents à eux ne pouvaient en aucun cas comprendre par quoi ils passaient, avec raison, leur génération sait pertinemment que les temps ont évolué. S’ils acceptent de discuter copinage, peut-être que prochainement on pourrait aussi briser le tabou sur un autre sujet tout aussi primordial que sensible, le SEXE.


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Les commentaires récents (1)

  1. Normalement la bonne relation existe avec ta copine si celle ci est acceptée à la maison. En plus, actuellement, je ne vois aucun parent qui peut t’accorder l’autorisation d’emmener ta copine ou ton copin à la maison, c mieux de l faire par vous même et ils comprendront votre choix après. En ce qui me concerne, je ne peux pas rester avec une fille si je n’arrive pas à arriver chez elle car les rencontres en famille vous évite de trop de choses.

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