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Twittoscopie : amour vache entre le Burundi et la CPI

Il y a une vingtaine de jours, la victoire du régime burundais sur la Cour pénale internationale semblait irréversible. Mais la CPI avait apparemment caché un dernier atout dans sa manche. Après l’annonce-surprise d’une enquête in extremis visant le pouvoir de Bujumbura, la twittosphère burundaise s’est mise en ébullition. Voici la twittoscopie « spéciale CPI » du blogueur Alain Amrah Horutanga .

Dix jours auront suffi pour que la Cour pénale internationale refasse parler d’elle au Burundi. « C’est comme une sangsue qui ne cesse de nous coller à la peau », disaient certains. C’est un petit « je t’aime, moi non plus » auquel nous avons assisté cette semaine. Si la Cour et le Burundi avaient déjà consommé le divorce, un détail important aurait été oublié : le partage des « biens communs ». Et ces biens communs sont d’ordre juridique. Une longue bataille qui s’annonce déjà ardue.

https://twitter.com/museremu/status/929249249711284224

Mais entre-temps, la twittosphère burundaise ne s’est pas abstenue de commenter. Et parfois avec #Twenga au bout des doigts.

Les « comiques » de Willy

En effet, trois juges, des comiques selon Willy Nyamitwe, ont demandé à la procureure Fatou Bensouda de « fouiner » dans les affaires sombres du pays de Mwezi Gisabo.

Le conseiller principal à la communication de la présidence du Burundi a aussi fouillé dans de nombreuses archives pour trouver une « incohérence » dans la démarche de la CPI qu’il n’a pas cessé de dénoncer dès lors.

Déjà incapable de faire la lumière sur certaines questions en rapport avec les droits de l’Homme, le gouvernement a tout balayé d’un revers de la main : «Le Burundi n’ouvrira jamais la coopération avec la CPI ». Qu’en pensent les abatwip ?

La manifestation douchée

La nouvelle d’ouvrir une enquête n’a pas fait que des heureux. Des mécontents il y en eu. Certains s’étaient donné rendez-vous dans les rues de Bujumbura. Ils avaient promis de condamner la Cour avec la « dernière énergie ». Mais c’était sans compter sur la pluie qui s’est abattue toute la journée sur la capitale burundaise. Ce qui a fait la joie des partisans de l’ouverture de l’enquête par la CPI. « Les Belges ont encore envoyé la pluie »,  pouvait-on lire chez certains.

Les Burundais sont désormais habitués à des manifestations hebdomadaires. Mais entre nous et à voix basse, la mairie de Bujumbura ou le ministère de l’Intérieur pourrait-il au moins une fois accorder le droit de manifester à ceux qui soutiennent la démarche de la CPI ? Je ferme la parenthèse.

Les « sages »  de la région chargent la CPI

Pour certains, la CPI s’est peut-être trompée. Ses « trois comiques » auraient dû avant tout rencontrer les « fins connaisseurs » du Burundi et de la région. Ainsi, les présidents tanzanien et ougandais seraient « mieux placés » pour évaluer la situation du pays. Ce qui semble ressortir de la déclaration signée conjointement en Ouganda. Certains ont jubilé et d’autres ont accusé. C’est toujours comme ça avec les abatwip !

Les juristes debout

Les « génies » du droit n’ont pas été en congé. Des choses qui nous dépassent trouvent toujours des hommes à la « hauteur », à l’instar de l’ancien procureur général de la République qui ne cesse de mettre son grain de sel.

Même si certains abatwip, détracteurs, estiment qu’il n’a pas son mot à dire, lui qui n’a jamais réussi en tant que procureur à arrêter des simples voleurs des poules.

Oh Burundais ! Ce n’est pas gentil, ni vrai non plus. Et tous ces prisonniers politiques, qui les a fait coffrer ?

À la semaine prochaine.

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