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La biérologie, une science d’avenir au Burundi ?

Il existe certaines sciences insolites inconnues du grand public, et parmi elles, la biérologie. Qu’est-ce en réalité ? Le blogueur-journaliste Egide Nikiza s’est entretenu avec un spécialiste de renom dans ce domaine de passage au Burundi, Hervé Marziou.

Les Burundais  sont un des plus grands peuples consommateurs de bière au monde. Par ailleurs, le Burundi est classé dans le top 100 des pays consommateurs d’alcool. Il occupe la 84ème place avec 1,55 gramme d’alcool pur émanant de la bière par an.

Faut-il donc des spécialistes de la bière pour apprendre aux Burundais le sens esthétique de la mousse ? Pas plus que pour leur faire découvrir la bièrologie, cette discipline insolite et hors du commun née  dans les années 1990.

Qu’est-ce la biérologie ?   

À première vue, l’on peut penser qu’elle n’étudie que des goûts de la bière. Or, d’après Hervé Marziou, un bièrologue de renom qui séjournait Juillet dernier à Bujumbura pour une formation des équipes de vente de la Brarudi, la biérologie est tout un art. « Ce n’est pas une science de fabrication de la bière. Celle-ci appartient aux maîtres brasseurs. C’est plutôt une discipline qui va conseiller ces derniers sur ce qu’ils ont envie de réaliser.», explique Marziou, aussi président de l’association française des bièrologues.

Concrètement, le métier de biérologue consiste à mettre en valeur la bière : d’une part, par des études sur la dégustation et par un travail sur les accords entre bières et nourritures, et d’autre part, par son intérêt à l’histoire de la bière.

C’est d’ailleurs pour ce faire que M. Marziou souligne l’importance d’une équipe pluridisciplinaire : «Je travaille avec des historiens et archéologues pour creuser le passé de la bière. Mais aussi avec des géographes sur sa localisation géographique…» Bref, la biérologie a pour objectif d’approfondir les connaissances dans tous les domaines où la bière est concernée.

Le Burundi digne d’une école de biérologie

Je trouve qu’il faut une formation en cette science. Cela permettrait de faire connaître la bière à beaucoup de gens, au-delà de tous les maux qu’on lui accole. Nombreux ne connaissent ni ses composants ni les différents modes de sa fabrication.

Je proposerais même à la Brarudi de faire un pas de plus, car la formation de quelques jours  ne suffit pas. Elle devrait donner des bourses aux jeunes qui s’intéressent à la bière. De retour, ce sont ceux-là qui vulgariseront les connaissances au sujet de cette boisson très populaire au pays des tambours sacrés, même si ces derniers temps elle tend à devenir le Saint Graal.       

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Les commentaires récents (1)

  1.  »Par ailleurs, le Burundi est classé dans le top 100 des pays consommateurs d’alcool. Il occupe la 84ème place avec 1,55 gramme d’alcool pur émanant de la bière par an ». Je ne sais pas ce que vous en pensez mais j’ai l’impression que cette statistique mérite d’être scrupuleusement analysée

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