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Burundi : ce qu’on a appris du récent live-tweet de l’ambassadrice des Etats-Unis

Il y a quelques jours, avec #AskAmbCasper, l’ambassade des USA au Burundi a tenu à répondre via Twitter à des questions d’internautes. Le blogueur Hugues Safari a suivi de près les interactions. Il nous livre ses impressions en trois points.

Le sujet (ou la personne)

Il n’y a même pas deux semaines, nous avons accueilli l’ambassadrice Anne Casper sur Twitter et d’une manière peu habituelle. Elle s’est révélée une umutwip accomplie, bien plus que certains parmi nous qui tweetons avec grande difficulté en kirundi. Les rumeurs disent qu’elle s’attèle tout d’abord à étudier la langue locale partout où elle est envoyée en mission. C’est en effet une bonne stratégie communicationnelle pour une diplomate.  Et ambassadrice Casper a bien réussi son intégration, elle qui fait également appel à la séduction de masse sur le plan de la psychologie de la communication.

Le message

Il est évident que ce genre de discussion demande beaucoup de réserve, chaque mot est mesuré, le fond est étudié avant l’envoi du tweet. C’est toute une équipe derrière 140 caractères. De là, on pourrait bien comprendre pourquoi la discussion ne prend pas de la hauteur car, dans ce genre de débat, pour y sortir intact, l’on revient souvent sur des rapports déjà publiés, des mesures prises officiellement,… De ce fait, on reste toujours sur sa faim car il manque toujours cette discussion ouverte pour qu’on puisse parler de ‹‹ vive interaction ››.

Beaucoup de questions ont été posées et cela dans presque tous les secteurs de la vie courante : la santé, le défi de la malnutrition, l’éducation, le respect des droits de l’Homme, l’économie, etc. Ambassadrice Anne Casper a réaffirmé le soutien de son pays au peuple burundais dans pas mal de domaines. Néanmoins, la stabilité en termes de sécurité du pays reste une inquiétude pour les Burundais. Si on connaît une manifestation énérgétique et grandissante de soutien aux élus, l’ambassadrice Anne Casper tient à rappeler la notion de la démocratie et ses valeurs.

Le récepteur

Un constat majeur : cette série de questions et réponses avec l’Ambassadeur des Etats-Unis au Burundi a mobilisé largement un public qui ne porte pas dans son cœur le pouvoir de Bujumbura. De ce fait, avec #AskAmbCasper, l’on a connu des questions très directes qui manquent de réponses depuis longtemps, mais auxquelles l’ambassadrice n’a pas pu répondre non plus.

Mais cela n’a pas empêché les activistes qui ont pris part à cet échange de saluer, « une initiative bonne et originale.»

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Les commentaires récents (1)

  1. oui cela pourrait inspirer par exemple l’ambassadeur de Belgique qui a dit que tout allait bien, qu’il a trouvé un beau pays, etc. Pas étonnant quand la Belgique reçoit un Kagamé que lui trouve le Burundi un pays où il fait bon vivre en ce moment. Que ne ferait on pas pour plaire ?

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