article comment count is: 2

Noms des lieux publics : les Burundais à court d’imagination ?

Il n’est pas rare de rencontrer à Bujumbura des avenues qui portent les noms des jours de la semaine voire des mois de l’année, ou qui n’ont pas de noms tout court. Dans une veine nationaliste, le blogueur Landry Ingabire se demande ce qui manque pour que ces endroits publics soient nommés à partir de notre patrimoine historique ou culturel.

Avenue Lundi, Mardi, Mercredi,… ou plus subtil encore, avenue Nzero (janvier), Ntwarante (mars), etc., voici les noms très inspirés d’avenues qu’on rencontre à Bujumbura. Après les jours de la semaine et les mois de l’année, il y a  plusieurs zones de la capitale (Buyenzi, Bwiza, Kanyosha, Musaga pour n’en citer que ceux-là) où les avenues ont comme  noms des chiffres, rien que ça. Et pour ne pas se compliquer la tâche aussi, chez nous, un jardin public, c’est le Jardin public tout court. Sérieux?

Très doués pour trouver des noms d’oiseaux à leurs « ennemis », les Burundais semblent tomber en panne d’inspiration quand il s’agit de nommer leurs lieux  publics.  Pourtant, le répertoire dans lequel on pourrait puiser est vaste.

Une inspiration à portée de main

Le Burundi est un  pays qui a une histoire et une culture propres. Ces éléments peuvent servir pour l’appellation des rues et avenues, le boulevard du 28 Novembre, la chaussée du Peuple murundi sont par exemples de bons exemples. Le Burundi est un pays qui a connu de braves hommes. Pour cela, pourquoi ne pas manifester notre reconnaissance en leur dédiant un endroit public ?  Les noms de la chaussée du Prince Louis Rwagasore ou Rue Buconyori sont à mon avis plus rationnels que ceux des avenues Mao Tsé Toung, avenue d’Italie et j’en passe.

Il y a des endroits extraordinaires qui sont la fierté de notre pays comme des lacs,  des montagnes. Il y a des plats et des boissons uniques qu’on ne rencontre qu’au Burundi. Il y a des événements historiques qui ont changé le cours de notre histoire. Pourquoi prendre le nom d’un jour de la semaine pour l’attribuer à une avenue alors qu’on pourrait tout aussi bien l’appeler « Avenue Arusha » ?

En plus de la publicité et la promotion de notre culture, nommer nos endroits publics à partir de notre patrimoine, c’est aussi léguer notre histoire et notre culture à nos enfants.  Si on le fait  bien, ce serait  aussi promouvoir  la beauté de notre pays.

Par exemple, pourquoi ne pas lancer un concours et ainsi mettre à contribution l’imagination des têtes encore fraîches?  On répondrait à l’appel de bon cœur.

Partagez-nous votre opinion

Les commentaires récents (2)

  1. Bonne réflexion Landry.Ce sont de petites choses qu’on ignorent mais qui sont pourtant très importants.On devrait aussi prendre du temps suffisant dans le choix des noms des lieux publics tout comme on le fait pour les enfants.Grand merci pour ce clin d’œil.

  2. Bonne idée. ooouuuff, il faut recommencer du fond en combre la nomenclature de tous les rues, avenues, routes, lieux, batiments, adresses et n’oubliez pas les codes des villes, communes,quartiers ou zones. Bref, une mise en place d’une commission chargée de…..

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure utilisation sur ce site web.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Si vous souhaitez en savoir plus sur les cookies que nous utilisons, veuillez lire notre politique relative aux cookies.