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Twittoscopie : « La victoire des nains sur les géants »

Cette semaine, la twittoscopie pourrait aussi s’appeler la semaine de la célébration. De la joie manifestée  par les sympathisants du pouvoir suite à leur double victoire, à la célébration sans congé de l’Aïd-el-fitr en passant par la naissance de l’aluchoto, une nouvelle langue made in Burundi, la twittosphère n’a pas chômé. Voici l’actualité de la semaine sur Twitter, décortiquée par le blogueur Alain Amrah Horutanga.                                                                                                     

Cette fois, la jubilation a atteint son paroxysme. Elle s’est manifestée dans la rue le samedi passé au point de faire des déclarations qui gênent. La cause, deux victoires diplomatiques du gouvernement : le Conseil de sécurité des Nations unies reconnaissant l’amélioration du climat sécuritaire au Burundi et le rejet d’une résolution contre le Burundi à l’assemblée des Pays ACP-UE à Malte. Deux victoires qui sont venues réconforter le pouvoir de Bujumbura. Qu’en pensent les abatwip ?

Si par le passé, les manifestants n’avaient que pour mot d’ordre « condamnation » cette fois-ci, on pouvait lire « merci ». La joie, la gaieté chantée à tue-tête par les manifestants. Dans cette célébration, un homme s’est illustré. Confiant dans sa position, il a fait une déclaration fracassante,  qui cloue le bec. Il a « franchi » un palier. Annonçait-il ce que certains pensent tout bas ? La vidéo est ici.

Mais sur Twitter, cette sortie a fait des remous, vous connaissez les abatwip. Toujours partagés.

Les fêtes et les dépenses

Ces derniers temps, un homme fait le bonheur des commentateurs sur le réseau de l’oiseau bleu : le porte-parole du président Nkurunziza. Cette semaine, il nous a appris le coût d’une journée férié à Bujumbura. Tout part d’un tweet de la radio Nderagakura pour signaler qu’il n’y aura pas de jour férié après le dimanche de l’Aïd-el-fitr.

On perd trop d’argent donc! Est-ce une raison qui justifie l’absence des lundis de Pâques ?

Et comme généralement les abatwip ne s’arrêtent pas à mi-chemin et qu’ils aiment taper où ça fait mal. Ils n’en demandent pas trop, ils n’ont besoin que d’une petite entaille. Et voilà une occasion pour que certains s’en prennent à la politique économique du pays. Ce qui nous a valus un bel échange entre Pacifique Nininahazwe et  Jean-Claude Karerwa.

Qu’a tweeté le « sage » ?

Les jours passent et se ressemblent mais l’homme qui a à cœur l’avenir des Burundais et du Burundi n’en finit pas de nous faire la morale toutes les semaines. Ses tweets pleins d’enseignements. Si seulement les Burundais pouvaient le comprendre et appliquer ce qu’il suggère, on serait le pays du « hakuna matata ». Ce 24 juin, les doigts de notre bien-aimé « sage » n’ont pas pris congé.

Méditer la profondeur de ses réflexions, vous ne perdrez rien, au contraire vous vous cultivez à la vitesse de la lumière.

#Aluchoto, le hashtag de la semaine

Parmi les organisations de la société civile enregistrées au Burundi, certaines s’illustrent beaucoup plus que d’autres. Non pas grâce aux actions entreprises, mais plutôt par leurs sorties médiatiques. Dans cet exercice, Aluchoto excelle dans une langue jugée « approximativement proche du français », d’après certains abatwip. De ces sorties médiatiques, une nouvelle langue est née. L’aluchoto compte déjà une dizaine de locuteurs. Et ce grâce à une vidéo de 2015.

Une langue peut aussi naître des chocs des cultures n’est-ce pas ? Et si l’aluchoto était le créole burundais ?

Le tweet de la semaine

Dans la République du « tout va» où 0,1% de récalcitrants sèment la pagaille, chaque mot a un sens. Lors de la conférence publique du 23 juin animée par Willy Nyamitwe et Alain Nzeyimana, porte-parole adjoint du président Nkurunziza, des questions leur ont été posées mais une a retenu mon attention. Cette question a eu des soutiens pour le moins inattendues. Certains Sindumuja seraient d’accord que le Burundi prenne des sanctions contre la Belgique. Mais la réponse de l’ambassadeur reste ambiguë.

Mamadou opère-t-il des miracles ?

Mamadou s’est illustré en dénonçant un drapeau déchiqueté devant l’hôpital prince régent Charles et peu d temps après son retour, un nouveau et beau drapeau flottait.

https://twitter.com/IkirihoHUMEUR/status/877275761027272704

Si les réseaux sociaux contribuent à un changement positif de la société, il faut le saluer. Bravo Mamadou. Et voilà une autre occasion pour demander un coup de peinture. Les Burundais oh !

Le Bonus

Ça se passe de tout commentaire. Lisez attentivement !

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