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Le malheur de naître avec un handicap au Burundi

Ils ne peuvent pas jouer avec les autres. En famille, on les dénigre. À l’école, les enfants vivant avec un handicap se cachent des regards méprisants et mènent une vie difficile. Voici le triste constat de la blogueuse Chancelle Bamuhaye qui nous rappelle pourtant que ces enfants discriminés peuvent faire mieux que les bien-portants.

«Je suis albinos. Mon acuité visuelle n’est pas bonne mais l’enseignant me met toujours au dernier banc pupitre », tel est le calvaire quotidien de Vanessa, une élève albinos de l’ECOFO Kayanza, visiblement pas très aimée en classe, jugé trop faible, infirme pour aller loin dans les études. Une situation qui contraste avec celle de  Donavine, un autre enfant albinos, qui n’a pas cédé au «Qu’en-dira-t-on » et qui est dans la direction du forum national des enfants burundais(FONEB) de 2013 à 2016. Selon elle, « il n’y a rien de très difficile, le seul secret de ma réussite c’est la patience. Je me fixe un objectif et je m’investis corps et âme pour  l’atteindre. Sinon les découragement sont toujours présents dans la vie.»

Informe peut-être, mais pas « infirme »

Infirme, monstre,…tels sont les différents qualificatifs que la société burundaise colle  (à tort) aux enfants vivant avec un handicap, surtout physique. Marginalisés, discriminés et découragés,  on leur fait croire qu’ils sont des «bon à rien ». La conséquence est que ces enfants finissent par se considérer eux aussi comme invalides et sombrent dans le désespoir.  Une stigmatisation qui s’ajoute  à la souffrance physique, créant un sentiment d’incapacité, d’inaptitude,… Un bon nombre d’enfants vivant avec un handicap physique restent cloîtrés dans l’arrière-cour et ne parviennent même pas d’aller à l’école, bien qu’ils soient mentalement sains. 
Et ceux qui sont admis dans les écoles sont confrontés au manque d’infrastructures adéquates à leur handicap. À l’école, d’autres enfants ne veulent pas s’asseoir et/ou jouer avec eux. On les traite de monstres. Des fois, certains enseignants, qui sont censés les aider dans leurs difficultés, sont pointés du doigt comme premiers à les maltraiter. Malgré ce dur combat social, ces enfants essaient de montrer qu’ils sont aussi capables d’accomplir des travaux (manuels ou intellectuels) que ceux qui sont valides.

En réalité, rien ne devrait être surprenant quand un enfant vivant avec un handicap fasse mieux que ceux dits normaux. Ils peuvent être aussi les meilleurs.

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Les commentaires récents (1)

  1. Bonjour,selon cette article je pense que toute la société burundaise doit changer leur opinion sur la vie d´une personne hindicapée,car personne ne choisi de l´être, et si les parents ,les médiants, le gouvernement, peuvent prendre ,aux enfants que ses enfants ,même les adultes hindicapés sont normaux comme les autres,je croix très fort que la situation peut changer, car personne ne connaît son destin, on peut critiquer les autres le lendemain peut arriver la même chose ,ou plus grave, merci

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