Dessin d'Alif

Simbavimbere, le « maréchal » qui porte bien son nom

L’Amicale des Musiciens, association regroupant plusieurs chanteurs burundais, traverse depuis quelques temps une crise en son sein. Le président actuel, Bruno Simbavimbere (nom qu’on pourrait traduire en « je reste devant vous », « je ne bouge pas » ou «je m’y accroche ») subit une contestation sans précédent. Le blogueur Hugues Safari et le dessinateur Alif nous font le topo d’un feuilleton à moult rebondissements.

Il est le commandant de plus de 400 hommes. Il mène la bataille depuis treize ans. Mais cela ne semble plus lui valoir, du moins à l’heure qu’il est, la légitimité face à certains chanteurs, avec à leur tête un certain Cédric Bangy, qui veulent l’éjecter de la tête de l‘Amicale des musiciens.

Un vif débat, parfois pas très poli, se passe entre chanteurs sur le web. Les artistes se déchaînent. Mais le commandant en chef sait très bien se positionner en vrai soldat. La campagne contre lui ne semble pas le bouger d’un iota. Il  vient de lancer une contre-attaque à la surprise générale en nommant comme bras droit Roméo Ininahazwe, un loyaliste au vue du premier discours de ce dernier où, lors d’une conférence de presse, il a mis en garde tous ceux qui continueraient à ternir l’image de l’association.

Les détracteurs ont-ils raison ?

Nous savons que juridiquement, si une association est créée, seuls ses membres ont le plein privilège de demander des comptes à l’assemblée générale et/ou au président. Or dans le cas présent, selon une source dans le domaine musical à Bujumbura, plusieurs parmi ceux qui ont apposé leurs signatures à la pétition demandant le départ de l’actuel président ne sont pas membres.

Bien qu’il y ait désir de vouloir (r)amener de l’énergie dans la sphère musicale burundaise, (vouloir) destituer quelqu’un à la tête d’une Asbl dont on n’est pas membre est un faux calcul. Celui qui voudrait changer les choses peut le faire en créant sa propre association, si du moins les autorités ne s’en mêlent pas pour leur mettre les bâtons dans les roues, proposer de nouveaux projets et de l’innovation, au lieu de  s’acharner sur les réseaux sociaux comme des petits garnements qui se disputent des miettes à table.

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