Photo d'illustration: ©Yaga

Pourquoi la journée mondiale de lutte contre les violences policières n’est-elle pas célébrée au Burundi?

Il y a cinq jours, plusieurs pays célébraient la journée dédiée à la lutte contre la brutalité policière. Au vu du comportement des forces de l’ordre burundaises, le blogueur Giriteka (pseudo)  s’interroge sur la pertinence d’une telle journée au Burundi.

Tous les 15 mars, on célèbre la journée mondiale de lutte contre les violences policières. Une journée dont pas mal de citoyens burundais ignorent l’existence et qui ne semble pas préoccuper le gouvernement. «Pourtant, depuis quelques temps, les violences policières sont dans notre quotidien», témoigne un taxi-motard de la commune Ntahangwa.

Pour mieux comprendre les mécanismes qui sous-tendent les violences policières, il faut commencer par définir de quelles violences s’agit-il. Il y a la violence physique bien entendu, mais aussi la violence psychique et verbale. Les deux dernières, n’en parlons pas, c’est le pain quotidien de citoyens lambda.

Quant à la violence physique, il faut savoir qu’elle marque ceux qui en sont victimes.  Face à ce traitement dégradant, il n’est pas rare de développer un ressentiment tenace envers le tortionnaire, un sentiment qui peut se transmettre de génération en génération.

La police, garant de la liberté et non de la terreur

Comme l’a bien dit Nelson Mandela, «être libre ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaines, c’est aussi vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres.»  La police a la noble mission de garantir et faire valoir la liberté de la population ; elle le fait en assurant la sécurité des personnes et des biens. Elle maintient l’ordre public en faisant appliquer la loi.

Or, on recense beaucoup de dérapages de la part des policiers, des violences envers de citoyens hors du cadre défini par la loi. Il n’y a pas de jours sans qu’on entende parler d’’arrestations arbitraires, d’extorsion, de répression, dans un pays supposé de droit.

Le 15 mars, c’est la journée où les violences policières font animer un débat un peu partout dans le monde sauf bien sûr au Burundi. Est-ce parce que c’est le seul endroit au monde où l’on trouve une police «super professionnelle» ? Ou juste parce que le Burundi est un cas désespéré? 

Répondez-vous mêmes!

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