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Éducation: le prêt-bourse, une mesure venue à point nommé

Un décret présidentiel rendu public le 16 février 2017 annonce que le Burundi est passé des bourses généralisées à des prêt-bourses. Pour le blogueur Fridolin Nzambimana, étudiant burundais évoluant à l’étranger, cette  réforme est la bienvenue, mais doit être suivie d’une série de mesures conséquentes.

Ce sera dorénavant un prêt. Remboursable. Parce qu’il fallait bien que cela arrive un jour. Janvière Ndirahisha, ministre de l’Education, semble décidée à réussir là où Joseph Butore et Julien Nimubona avaient échoué : remodeler  l’engagement qui lie l’étudiant à l’Etat. La réforme récemment engagée par le gouvernement visant la gestion et l’octroi des bourses d’études et de stages avait tardé même si en vérité elle était partiellement appliquée depuis 2013 surtout sur les étudiants boursiers évoluant à l’étranger.

Le décret n’est que surprise aux étudiants évoluant sur le territoire national et manifestement, il ne plaît pas aux honorables poilissimes (étudiants de l’Université du Burundi). Les dynamiques de protestation et de dénonciation ne vont pas tarder car les milieux estudiantins se sentent envahis par une « réforme injuste ». Très bientôt, avant même que la commission mise en place ne puisse émettre des propositions à ce sujet, ils vont sans doute contester un décret de nature à « décourager et à diviser les étudiants ». Et ils se trouveront des arguments en bétons pour justifier leur démarche.

Mauvaise conception de la bourse

Jusqu’à présent, les étudiants avaient une conception plus ou moins idéalisée de la bourse, gratuite depuis les années 90 pour les étudiants admis à l’université, mais que le gouvernement veut transformer en un prêt remboursable. Il s’agissait d’une assistance financière. Et non un salaire. C’est une motivation. Un encouragement. Et non un dû. Son importance dans la vie quotidienne des étudiants surtout venant de l’intérieur du Burundi est bien entendu capitale. La preuve : son retard était souvent l’une des causes majeures des grèves répétitives.

Disons les choses telles qu’elles sont : le niveau de vie de bon nombre de familles burundaises n’est pas à leur permettre de s’occuper entièrement de l’éducation supérieure de leurs enfants. Et cette bourse était devenue le seul et unique rempart qui permettait aux étudiants venant des milieux défavorisés à survivre dans un Bujumbura où les prix des produits de base coûtent les yeux de la tête.

Une réforme qui se doit d’être profonde

Le décret est signé et la commission mise en place. Désormais la bourse d’études et de stages sera un prêt remboursable à la fin des études. C’est certes une étape importante dans la responsabilisation des jeunes mais il revêt aussi un certain nombre de points flous. S’il n’est pas accompagné par une série d’autres mesures complémentaires, la réforme risque de rater son objectif. En effet, il est connu de tous que terminer les études ne signifie nécessairement pas trouver un job. Paie qui peut ! Et sans boulot, qui remboursera ? Le gouvernement devra s’investir beaucoup dans la création des emplois et/ou dans la facilitation à l’accès des zones entrepreneuriales pour les nouveaux lauréats qui ont un esprit vif d’entreprendre et d’innover.

Dans tous les cas, avant d’aller loin, espérons que les zones d’ombre seront levées par les propositions qui seront émises par la commission établie. Et comme Janvière Ndirahisha disait : «  On ne demandera pas à l’étudiant de rembourser les frais tant qu’il n’aura pas eu un job ». C’est un peu ça. Et c’est déjà un pas.

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Les commentaires récents (14)

  1. Non seulement le Gouvernement devra adopter cette approche que l’auteur propose, mais aussi aider les jeunes à entreprendre et garantir aux jeunes une formation qui permet aux jeunes de connaitre réellement les stratégies et les pratiques. L’enseignement universitaire est conçu, à une différence près, comme l’enseignement secondaire qui nous produit des « Humanistes ». Il y a beaucoup de choses à faire….

  2. Je Suis Etudiant À L’ U.B.Ce Decret Présidentiel Nous A Enhavi D-une Façon Surprise Et Nous Avons Réagi Beaucoup En Envoyant Des Lettres Au Ministre De L’ Education Et De L’ Enseignement Superieur Et De La Recherche Scientifique,au Président De La Republique,aux Deputés Et Même Aux Sénataires Afin De Les Solliciter La Révision De Ce Decret Ou Bien De Nous Faire Eclaircir Comment Et/ou Quand L’etudiant Va Rembourser Ce Prêt Sans Avoir L-emploi.Nous Avons Aussi Des Inquiétudes Portant Sur Des Soupçons Que Chaque Etudiant Doit Avoir Un Avaliseur.Dans Ce Cas, Nous Nous Posons Des Questions:pourquoi Cet Avaliseur?C’est Lui Qui Va Payer Une Fois Que L’etudiant Manquera Cette Somme D’argent À Payer?Est-ce Qu-il Aura Des Gens Qui Accepteront D-avaliser Plus De 10000 etudiants?quelle somme que chacun de nous va recevoir?ce n-est pas les 30000f?Nous Allons Nous Unir Afin De Porter À La Connaissance De Tout Le Monde Que Cela Est Impossible Car C-est Un Moyen De Freiner Les Enfants Des Familles Non Aisées.

  3. La parole reste a nous les poilissimes au cas contraire nous mourrons comme les enfants d,oiseaux.je dis cela compte tenu de la situation de la situation que vive notr pays.la pauvrete,le chomage contunuel,devalorisation d la monaie national par rapport au devise,mode d vie insiffisant,deficit bugetaire,impot et taxe exagere…etc.chers poilissimes wanka gusesa amaraso ugwanira igihugu ukayasesa anyobwa nimbwa.a vs le clavier combattons ensemble aumoins recuperer nos avantages sociaux que nous avons acces et plein droit.mr6 vivez l,unite des poilissime

  4. Pour Moi,il Bien Réviser Cette Mesure Qui N’a D’autre Objectif Qu’empêcher L’enfant Du Pauvre A Continuer La Voie De Chercher La Vie Future.De Même,ce N’est Point Un Bon Nombre De Gens Qu’après Leurs Etudes Pourraient Avoir Un Salaire Suffisant De Tel Point Qu’ils Pourraient Rembourser Ce Prêt.Et D’ailleurs,il N’y Point D Job Au Burundi.Je Ne Veux Pas Dire Que Cette Mesure Soit Etouffée,mais Que L’interêt Du Mineur Soit Etabli

    1. Tout commence en 2005.Voila l’evoution avec la naissance du fameux FER en remplacement de l’ASSER.Disons vérité pas de poillicimes qui peuvent contraindre le gouvernement à réviser la mesure favorable à la classe noble.

    2. Il faut que la mesure soit révisée si non ça deviendra du roche magmatique pour les enfants des pauvres mais comme l’Etat c’est le parent on espère qu’il va régler la situation

  5. En vérite,la situation dont l’état prépare les lois n’est pas tout à fait claire.Au juste,il fallait au moins donné des éclaircissement au conserné avant de prendre n’importe quel décision.Même si ndirahisha a dit que les personnes qui paierons les emprunt, »seront celle qui auront du travail ».Céla est vraiment obscir car il n’y a pas de clarté.Si elle quitte le poste l’autre pensera à d’autre chose.Vive l’unité de tous les étudiants,non seulement seule des poilissimes!

  6. Je suis complètement abasourdi à voir les mésures protectionnistes que ce gouvernement décrètent face à son peuple trop malheureux!!!
    Arrivé à une vie forte difficile,très chère,dans la quelle croupissent nos chers honnorables poilissimes,je regrette fort.En quoi ces derniers serviront le monde étant donné qu’un bon citoyen n’est que celui heureux?
    QUI VIVRA VERRA!!!!!

  7. C’est Une Mesure Redoutable.On Ne Sait Pas Ce Qui Se Cache Derière Ça,si Se N’est Ne Pas Un Moyen De Privatiser Nos Chère Université,comme On L’a Tant Désiré.Il Faut Des Séances Pour La Rendre Claire.

  8. C’EST VRAIMENT DOMAGE! LES ENFANTS QUI SONT ISSUS DES FAMILLES PAUVRES VONT ABANDONNER LEURS ETUDES UNIVERSITAIRES CAR CES DERNIERS VIVENT DE CETTE BOURSE QUI EN VOIE DE SUPPRESSION.

  9. « Le lendemain qui déchante ».Pourquoi les memes individus qui ont etudie grace à cette maigre assistance(bourse) sont les premiers dans la suppression de cette derniere? pourquoi ils cherchent de manger la part de leur petits freres? QUI SERT DE L,EPEE ,PERIRA DE L,EPEE.

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