Photo d'illustration: © compte Facebook Patrick Nkurunziza
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Twittoscopie : Mkapa et ses « fous »

La nouvelle session de dialogue a fait des remous, et Twitter a été l’un des grands champs de bataille. Mais Arusha n’a pas été le seul sujet à avoir été scruté par les abatwip : le deuxième vice-président a réchappé,  indemne,  d’un accident, deux twittos se sont livrés à une joute verbale et l’Assemblée nationale nous a bien faits grincer des dents. Revue d’une semaine bien chargée.

Yaga en a fait largement écho. Mkapa sait très bien manipuler ses « pions ». Le monde a finalement survécu malgré la présence de certains « fous » à Arusha. Les grands absents étaient surtout le gouvernement et la société civile.

Les acteurs avaient un nouveau scénario à présenter aux Burundais. Ils l’ont fait, comme toujours, avec brio. Intrigant, le film nous a laissés un goût du déjà-vu. Cette fois-ci, ce fut au tour du gouvernement de faire le beau et à Mkapa de justifier son absence à Arusha. La série peut continuer.

Chacun a très bien joué son rôle, comme d’habitude. En spectateurs avisés, les abatwip ne s’en lassent pas. Ils commentent, en rient, en pleurent,… et à la fin, ils attendent le prochain épisode. Décryptons le récent épisode à la sauce des twittos.

Mkapa avait-il ou pas invité le gouvernement à Arusha ?

Une erreur de communication, de la précipitation dans la diffusion du communiqué ou encore une petite dérobée pour le facilitateur tanzanien ? Seuls Mkapa et le gouvernement connaissent la réponse.

Le communiqué nous l’avons tous lu et relu, au moins deux fois, après la « précision » de Mkapa himself : il n’avait jamais invité le gouvernement à Arusha ! Et pourtant tout se veut clair dans le communiqué du gouvernement qui affirme avoir reçu en date du 13 février une invitation du facilitateur.

La manifestation

Comme pour rappeler aux protagonistes que les places ne sont plus à redistribuer dans le gouvernement,des Barundi sont descendus dans les rues répondant à l’appel d’une association proche du régime avec un tas de slogans : « Arrêtez ces putschistes », « pas de négociations avec des terroristes», ...

Sur la toile, la contestation avait aussi  pris possession des doigts des abatwip. Ils pianotaient aussi à défaut de battre le pavé. Certains parmi eux pensent encore qu’il y en a qui cherchent des postes sans vouloir passer par les élections.

Des taxis-vélo et des taxis-moto se sont une nouvelle fois réjoui de fouler le centre-ville de Bujumbura.

En marge de ces manifestations, l’ambassade du Burundi en Tanzanie s’est fait remarquer par sa sortie. Elle n’a ni plus ni moins demandé, dans un communiqué, aux autorités tanzaniennes l’arrestation de certains opposants politiques qualifiés de « putschistes ». Une position qui a friséle ridicule pour certains.

Le tweet à polémique :« je suis indemne »

Comme le disent si bien les Swahili,« Sur terre, il y a deux types d’hommes : ceux qui viennent pour vivre et ceux qui sont venus accompagner ceux qui vivent. »Le deuxième vice-président serait-il de la première catégorie ? À regarder de près les réactions suscitées par son tweet, les abatwip, dans leur majorité, ont tranché.

Est-ce le deuxième-vive président en personne qui a composé et publié le tweet? La question reste pendante.Mais Joseph Butore s’est peut-être racheté en se rendant au chevet des blessés à l’hôpital militaire de Kamenge. Certains #Abatwip ont pardonné « la bourde ».

Et quand un évènement touche un cadre de l’Etat, il est toujours difficile de se passer des théories du complot. L’accident du cortège du deuxième vice-président burundais n’a pas échappé à la règle.

Le ping-pong entre Anicet et Jean de Dieu

Participer à une partie de ping-pong verbal a un inconvénient quand elle ne respecte plus les règles de courtoisie. Sur twitter, la décence est une qualité devenue rare chez nos leaders.

Il y a aussi ceux qui restent lucides et peuvent échanger en« hommes civilisés ». On a au moins assisté à une discussion sans « heurts » et à chacun d’en faire sa propre opinion.

En 140 caractères, j’ai une faute !

Quelle image donne une institution qui ne parvient pas à faire 140 caractères sans faute ? Elles sont nombreuses à devenir la risée de twitter. L’Assemblée nationale, réputée représenter le peuple, ne devrait pas se le permettre. En tout cas, le tweet en question n’ennoblit pas l’institution. On dit et on écrit soit « le travail ennoblit l’homme » ou  « le travail anoblit l’homme » et non pas « le travail annoblit l’homme »

La Deuxième vice-présidence ne nous a pas aussi épargnés. L’accident d’un des véhicules d’escorte du deuxième vice-président a donné naissance à une nouvelle expression. On a appris que le deuxième vice-président était « saint et sauf ». Celui qui tweete pour cette institution est-il vraiment sain d’esprit ?

Si c’est moi, vous pouvez pardonner, j’en suis sûr. Mais si c’est une institution d’État, c’est une autre histoire.

À la semaine prochaine.

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