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Au Burundi, la Saint-Valentin ne se fête que sur WhatsApp à cause de la crise

Les amoureux ne sont plus à mesure de fêter la Saint-Valentin comme auparavant. Les cadeaux, dîners ou escapades dans des hôtels plus ou moins malfamés ont fait place aux simples textos, crise économique oblige. La blogueuse Louise Riziki nous fait le topo d’une célébration dans des circonstances extraordinaires.

Finis les balades nocturnes, les achats de vêtements rouge-noir, les célébrations dans des lieux prestigieux, etc. Tout ceci disparaît petit à petit depuis le début de la crise électorale d’avril 2015, qui a changé profondément la face du quotidien des Burundais, même des plus grands romantiques.

Les amoureux se voient contraints de fêter dans une atmosphère de minimum possible. Oui, les bouquets de fleurs  tombent encore…Enfin !  Sur  WhatsApp et Facebook, les réseaux sociaux étant devenus le plan B en ces moments de crise économique généralisée.

« Pas d’argent pour le déplacement, pas d’argent pour acheter un cadeau, il n’y a pas d’argent pour quoi que ce soit au fait ! », réagit, déçu, un jeune  de la capitale brûlant d’amour , n’ayant d’autre choix que  souhaiter une bonne fête à sa chérie via whatsapp, avec une bonne dose d’émoticônes en formes de cœur. « Si je ne peux pas lui offrir des fleurs réelles, je n’ai qu’à lui offrir des fleurs virtuelles », se dédouane-t-il.

La flamme au cœur, mais le diable dans la poche

Les témoignages recueillis sont unanimes: les commerçants qui vendent les objets de passion comme les fleurs, les cartes de vœux, et les hommes d’affaires qui tiennent des restaurants, hôtels et plages aménagées, avaient tous le sourire les 14 février des années antérieures. « Depuis 2015, on assiste à une baisse importante de clients dans notre hôtel, même pour les grandes occasions comme la Saint- Valentin », confie un hôtelier du quartier Kigobe.

Ici c’est sans parler tous ces jeunes élèves sans le sou, mais avec le droit d’aimer, incapable d’entrer dans de grands magasins acheter leurs cartes de vœux, qui n’ont plus « leur » marché central et « leurs » vendeurs ambulants pour s’offrir une fleur à bas prix. Le feu a réglé l’affaire du marché, les policiers se sont occupés du cas des vendeurs.   Comme quoi, la conjoncture actuelle s’efforce même de tuer l’amour.

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