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Le saviez-vous ? Péter, c’est plutôt bon pour la santé !

Peu de sujets sont aussi gênants que celui des pets. La plupart des gens se sentent mal à l’aise lorsqu’ils en laissent échapper un et se confondent en excuses après coup. Or, comme nous le raconte le blogueur Landry Rukundo, médicalement, il est tout à fait normal et bon de… péter.

«Quand j’étais à l’école primaire, j’ai pété par mégarde au drapeau et je n’ai pas voulu le reconnaître par honte. Malheureusement, mes camarades de classe se sont moqués de moi durant toute la recréation», avoue  Clairia (son nom a été changé). Elle se souvient avec amertume de l’embarras dans lequel elle fut plongée  ce jour-là. Mais pour   mettre fin à ces moqueries, elle décida de vider son sac, à haute voix : « Oui  j’ai pété, c’est moi, et alors ? Cela ne vous arrive jamais à vous ? Je n’ai pas pu me retenir, vous préférez que je me rende malade, c’est ça ? » La discussion était close.

De telles flatulences par inattention sont fréquentes. Elles se produisent parfois en pleine discussion ou dans le silence sacerdotal des examens et sont souvent suivies  de railleries, des sarcasmes et de rires assez gênants. Or péter est une réaction physiologiquement normale de l’organisme pour expulser les gaz intestinaux et produit un immense soulagement.                                                                                              

D’où viennent les flatulences ?

« Après avoir mangé, nous digérons. Pendant ce processus, les aliments sont dégradés dans notre organisme. Cette décomposition produit des gaz gastro-intestinaux qui s’accumulent dans l’estomac.  On les appelle des flatulences», éclaire le Dr Simbarariye Deo, médecin du service de la réanimation à l’hôpital militaire de Kamenge.

Selon l’hépato gastroentérologue du même hôpital, le major médecin Irambona Donatien, par flatulence, il faut entendre la sensation subjective d’une libération rectale importante et fréquente de gaz. « Cette libération est un processus physiologique qui peut cependant  avoir pour le patient une valeur de maladie et un handicap social», précise-t-il.

Si le volume de gaz intestinaux augmente au-delà des valeurs normales, soit trois litres par jour, c’est souvent une rétention due  à un trouble de la motilité ou à une augmentation de la production des gaz. Le major médecin signale que dans ce cas, il ya un traitement à base de mesures hygiéno-diététiques, des anti-flatulents mais aussi des probiotiques.

S’il est possible de se soulager physiquement et mentalement par une flatulence, cela exige néanmoins de comprendre celui ou celle qui lâche un prout par mégarde ou non, car c’est une réaction physiologiquement rationnelle témoignant de la bonne santé de l’appareil digestif.

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