Photo d'illustration: ©Yaga
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Le basketball burundais, une discipline en voie de disparition!

Des joueurs qui s’en vont, des entraîneurs qui se lamentent, une fédération passive, l’avenir du basketball burundais a de quoi inquiéter. Le blogueur Landry Rukundo fait le point.

Les clubs burundais ont toujours su se distinguer dans la région, la fameuse zone 5. Urunani, club masculin a été trois fois champion (2011,2013 et 2014), Berco Star, côté féminin, a été couronné en 2015.                      

Toutefois, si les joueurs parviennent à faire trembler la région, c’est toujours dans la douleur qu’ils représentent le pays. Ils font face à un énorme problème de moyen qui les empêche souvent de répondre à l’invitation.

«  Plus de compétition digne de ce nom  »

«Il n’y aura jamais de développement du basketball aussi longtemps que les joueurs ne seront pas motivés », résume Richard Ngwijuruvugo entraîneur de l’équipe féminine Berco star, championne de la zone 5 édition 2015, qui n’a pourtant pas représenté le pays en 2016 pour défendre son titre suite à des défaillances financières. « Nous ratons souvent des championnats importants par manque de moyens. C’est difficile de garder les mêmes joueurs alors que même qualifiés pour représenter le pays, nous sommes toujours bloqués par des contraintes budgétaires. Les joueurs préfèrent aller jouer ailleurs, surtout dans les équipes de l’EAC », regrette Richard qui dénonce aussi le laxisme de la fédération qui, selon lui, devrait normalement avoir déjà trouvé la solution à ce problème qui dure plus de trois ans.

Pour Arsène Mfuranzima, le coach de l’équipe Ambassadors fraîchement promue en ligue A, « il n’y a plus de compétition digne de ce nom ». Pour lui, le basketball burundais s’affaiblit de plus en plus car il y’a peu de volonté au niveau organisationnel. « Il s’observe par conséquent un grand désintéressément de la part des jeunes vis-à-vis du basketball. Ce qui empêche les nouveaux talents de jaillir », conclut le coach.

La fédération veut changer

Augustin Kararuza, président de la Fédération de basketball du Burundi (FEBABU) se veut rassurant.  «La fédération se prépare. Elle organisera un championnat national. Les vainqueurs pourront représenter le Burundi et auront du temps pour bien répondre à la compétition de la zone 5 », éclaire-t-il avant de préciser que la mission première est de développer le basketball burundais. Et de rassurer : « la compétition au niveau des associations des clubs amateurs se poursuit».

A souligner que le Burundi a quand même ses quelques vedettes qui ont le feu sacré pour le ballon-panier : Kalume Florence Dada qui se distingue actuellement aux Etats Unis d’Amérique dans son équipe de Jacksonville collège et Nezerwa Inès qui va la rejoindra très prochainement.

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