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Miss Burundi : que sont devenues nos dauphines ?

Depuis leur élection au soir du 14 août 2016, les dauphines de Miss Burundi 2016 semblent avoir disparu des radars. Qu’est devenue Miss Ornella Gahimbare, deuxième dauphine ? Le blogueur Ivan Corneille Magagi est allé à sa rencontre.

Le débat sur le devenir des dauphines de Miss Burundi 2016 s’est engagé avec la compétition Miss Naïades 2016 qui s’est tenue à Cotonou, dans laquelle Miss Ornella a participé. Très prochainement, Miss Monna-Walda, la première dauphine, sera dans Miss Heritage qui se déroulera en Afrique du Sud. Mais avant ces compétitions, on n’avait plus entendu parler des deux dauphines depuis leur élection. Rien n’expliquait d’ailleurs officiellement leur discrétion. On pourrait donc, et à raison, se demander ce que sont devenus les projets pour lesquels elles avaient été choisies, ou si la compétition Miss Burundi n’est faite que pour le showbiz.

La déception des dauphines

Miss Ornella, à son retour de Cotonou, nous a raconté un peu son expérience depuis son élection : « Les gens ont visiblement une perception erronée sur nous. Je ne crois pas avoir changé. Certes, j’ai un projet et une image que je porte. Le souci, c’est que l’environnement qui m’entoure ne me permet pas d’être en accord avec cela. Généralement, faute de moyens, je ne suis fidèle ni à mon image publique, ni à mon projet », explique-t-elle avant de poursuivre : « Par exemple, récemment, dans le concours Miss Naïades, je devais représenter mon pays. Mais dans mes préparatifs, je n’ai eu d’aides que provenant des amis et de ma famille. C’est tout de même frustrant. On pourrait se demander qui je représentais le mieux, et qui aurait été le plus fier de ma réussite, entre mes sponsors et mon pays ».

Un clin d’œil.

Le concours Miss Burundi a fait du bon spectacle, c’est un fait indiscutable. Mais, pourquoi impliquer la population au travers des votes si elle ne pourra pas profiter des ressources, de l’imagination et du potentiel de nos jeunes élues ? Ce concours, se résumait-il finalement en un simple vote, une élection, et puis rien ? Si on ne doit suivre que le projet de la Miss Burundi qui semble mieux s’en tirer, pourquoi proclamer ses dauphines ? Le comité d’organisation du concours devrait se pencher sur ces questions lors des prochaines éditions afin de valoriser au mieux ce que ces filles ont de particulier.

Quant à la question de représenter le pays à l’étranger, le gouvernement devrait s’impliquer activement, proposer de meilleures issues. C’est la visibilité du pays qui est en jeu.

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Les commentaires récents (1)

  1. j’ai suivi Miss Naiades 2016, une competition riche en couleur et finalement remportee par Peace Kwizera, du Rwanda. Bravo a Ornella qui n’a pas demerite, malgre le peu de soutient dont elle beneficiait.

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