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La lente agonie de l’Université du Burundi

« Les étudiants de l’université publique doivent s’adapter ou disparaître », voilà le constat du blogueur Frank Nziza, qui analyse l’évolution des conditions de vie des étudiants de l’université « Rumuri ».

Depuis sa création, l’Université du Burundi a été l’usine de production des cadres du pays et l’Etat n’en demandait pas moins. Pour ce faire, il s’était donné les moyens en donnant des bourses d’études à tous les étudiants. Mais depuis des années, Rumuri comme on l’appelle affectueusement, a vu les conditions d’apprentissage et  la qualité de l’éducation se dégrader de jour en jour alors que les mentalités sont restées stationnaires.

 Au fil des années, le démantèlement des avantages s’est transformé en une guerre sans merci entre les étudiants et l’administration de l’Université,  parfois même avec le ministère de l’enseignement supérieur et de l’éducation voire l’Administration au plus haut sommet. Quelques batailles ont été gagnées et certaines décisions ont été annulées ou allégées mais ce n’était qu’une bombe à retardement.

Tout cela pour quel bilan ?

Ce n’est plus un secret, à force de vouloir tout garder on finit par tout perdre, lorsque tous les indicateurs montrent que l’issue est inévitable.

Nous y voilà en 2016. Plus de petit déjeuner, restauration lamentable, plus de bus pour le déplacement, bientôt  plus de bourse, etc.

Tous les éléments sont réunis pour dire: impossible de faire l’université en ne comptant seulement sur l’Etat.

En conclusion, les étudiants ont été manipulés et ont perdu leur solidarité -qui les a avait toujours caractérisés- quoi que quelques fois négative.

Maintenant sans tenir compte de son ethnie, de son parti ou son origine, un étudiant qui n’a pas les moyens pour payer les frais de vie pendant son cursus, est en très mauvaise posture.

Tout élève qui finit l’école doit-il faire l’université ? Quelles sont les alternatives qui lui sont proposées ?

A quoi sert de préparer psychologiquement une personne à faire l’université alors que la probabilité qu’il accède au milieu universitaire est faible ?

Les dés sont lancés.

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Les commentaires récents (1)

  1. Oui ! Quand le développement économique et social ne suit pas les exigences du moment, il y en a qui y laissent les ailes. D’où en fait les problèmes politiques que nous avons étant donné que seul l’Etat est le seul pourvoyeur d’emplois et d’ascenseur social.

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