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La féodalité des temps modernes

« Les riches s’enrichissent davantage tandis que les pauvres s’appauvrissent, tout comme dans les temps anciens ». Voici en résumé l’analyse du blogueur Jean Prudent Nduwayezu sur l’état actuel de la société burundaise. Il dénonce les privilèges des puissants et  craint la lutte des classes, une guerre vers laquelle on s’achemine inexorablement, si rien ne change.

Quinze ans d’un nouveau siècle, mais le Burundi stagne toujours économiquement. Il régresse même. On parle encore une fois de crise politico-économique, une crise qui frappe profondément le pays. Une autre crise dont on ne voit pas la fin et qui rend soucieux face à l’avenir. Une crise qui a fait de nombreuses victimes comme ces enfants sans abri dans la rue, condamnés à la solitude, à la maladie, à la faim.

Quand bien même les choses sont ainsi, il y a d’autres Burundais qui vivent une vie aisée, tout comme les seigneurs des époques passées. Et ce sont ces seigneurs qui avaient le pouvoir d’améliorer le mode de vie de la population.

Qui sont ces nouveaux seigneurs ?

On ne va pas tourner autour du pot. Ces seigneurs sont nos dirigeants. Ces élus du peuple sont censés agir pour le bien-être des citoyens. Malheureusement, ils sont confortablement assis à leur place et donnent des ordres à distance. Comme les seigneurs d’alors, ils passent leur temps à festoyer. Les seigneurs d’autres fois se réservaient des terres vastes et fertiles. Le même phénomène s’observe lorsque les hauts cadres du gouvernement s’approprient de grandes propriétés dans tout le pays, soit disant pour installer des champs de démonstration alors que le paysan d’à côté ne dispose même pas de 5 m² pour une petite plantation de légumes.

Dans les temps féodaux, les fils des grands seigneurs étaient préparés à gouverner. Ils avaient droit à une éducation conséquente, de qualité. Les seigneurs de nos jours chantent les louanges d’une école fondamentale alors que leurs fils sont envoyés poursuivre leurs études à l’étranger. Le proverbe kirundi le traduit bien, umwana w’inkende apfa yurira igiti (le rejeton du singe est condamné à monter aux arbres, ou le pauvre restera pauvre).

Une guerre probable entre riches et pauvres

Ce n’est pas mon souhait mais les exemples ne manquent pas dans d’autres sociétés. Tout le monde se rappelle bien des raisons de la Révolution française.

La démocratie exige d’abandonner le d’abord moi. J’invite chacun de nos dirigeants à être audacieux et créatif dans le devoir de repenser les objectifs, les structures, le style et les méthodes de développement pour notre pays.

Une démocratie n’est pas obsédée par la transmission d’une multitude de doctrines qu’on essaie d’imposer par la force. C’est d’abord le concret, le nécessaire. Œuvrez pour le bien de tous.

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Les commentaires récents (1)

  1. Ce qui manque pour corriger cette féodalité des temps modernes c’est l’amour,l’amour du prochain,le jour où les jeunes comprendront que la vie de l’autre nous concernent,ce jour là nous corrigerons ce que cultive nos parents et dirigeants actuelle, j’invite le bloguer et la communauté de Yaga à animer des sceances de sensibilisation pour faire émerger une jeunesse(Burundi de demain) qui a un coeur sensible aux autres , un coeur qui aime l’autre, qui pense aux autres,ayant soucis des autres et œuvrons pour le bien commun de toutes la nation.

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