Campagne de prévention du sida dans les écoles. Photo cdc.gov
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De l’importance de parler de la sexualité avec ses enfants

Selon l’auteur, l’éducation sexuelle sur le continent fait fi des réalités de ses nombreux jeunes. Il est temps de prendre conscience et de pouvoir assurer leur sécurité.

Pendant la croissance, l’ensemble de mon éducation sexuelle se résumait à trois principaux conseils : rester à l’écart des garçons, s’assurer d’épouser un garçon bien et d’avoir des bébés (avec un peu de chance des garçons). Je ne suis pas certaine de l’éducation sexuelle donnée aux garçons, mais j’imagine qu’il s’agit d’une version sexuée du même «conseil» à l’ancienne. Le problème est que cela ne vous prépare malheureusement pas à la dure réalité consistant à toucher les parties intimes des autres avec vos propres parties intimes.

Malgré les preuves historiques de l’existence d’une éducation sexuelle en Afrique — les Ssengas en Ouganda, à titre d’exemple, ou les «kitchen parties» (soirées cuisines) en Zambie — en ce qui concerne l’éducation à la sexualité moderne, nous aimons laisser croire que nous sommes le fruit de l’Immaculée Conception. Nous ne parlons pas de sexualité sans risque à nos enfants, encore moins des plaisirs du sexe. Au contraire, nous leur enseignons l’abstinence sexuelle jusqu’au mariage. Cela les laisse dans l’inconfortable position de ne pouvoir s’en remettre qu’à eux-mêmes.

Les promoteurs choisissent d’ignorer le fait que de nombreuses études ont prouvé que les méthodes basées uniquement sur l’abstinence ne fonctionnent pas et ne font que «véhiculer des informations mensongères auprès des vierges mal renseignées».

Les MST sur le contient : une épidémie silencieuse

Les statistiques, nous les connaissons tous — plus de 23 millions de personnes vivent avec le VIH/SIDA en Afrique subsaharienne —, mais savons-nous qu’environ 4 960.320 personnes au Ghana et 1 968.800 personnes au Rwanda vivent avec une MST ? Des études récentes sur la prévalence de l’infection à Chlamydia chez les femmes enceintes ont montré des taux d’augmentation de 6 % en Tanzanie et de 13 % au Cap-Vert. Selon l’Organisation mondiale de la santé, l’Afrique subsaharienne enregistre le taux d’augmentation le plus élevé en MST curables sur 1000 habitants. En fait, trop de personnes vivent avec un type quelconque de MST, mais nous en entendons rarement parler. De plus, nous savons que les mineurs (18 ans au maximum) ont des rapports sexuels. Pourquoi ne reçoivent-ils donc pas le type d’éducation sexuelle qui prend en compte toutes ces réalités ; le type d’éducation qui les prépare à opérer les bons choix ?

Bien que le cadre de l’éducation sexuelle ait tendance à se focaliser sur la stratégie ABC – «Abstinence, Be Faithful, Use a Condom» (Abstinence, Fidélité, Préservatif), il semblerait qu’on n’enseigne à la majorité des enfants sur le continent que l’aspect «A» : l’abstinence (jusqu’au mariage en fait). La doctrine de l’abstinence n’est pas seulement enseignée à la maison (comme en témoignent les nombreux silences autour de la question du sexe), mais aussi dans l’espace public. Un brillant exemple est celui du programme des «bourses à la virginité» en Afrique du Sud, qui est largement considéré comme inconstitutionnel et irresponsable, poussant la Commission pour l’égalité des sexes à recommander qu’il soit abandonné.

Les promoteurs choisissent d’ignorer le fait que de nombreuses études ont prouvé que les méthodes basées uniquement sur l’abstinence ne fonctionnent pas et ne font que «véhiculer des informations mensongères auprès des vierges mal renseignées». Aux États-Unis, un comité du Congrès en 2004 a prouvé que 80 pour cent des programmes basés uniquement sur l’abstinence n’ont fait que diffuser «des informations erronées, mensongères et déformées».

De plus, toute une série de mensonges autour des programmes d’éducation sexuelle sont liés à des entités religieuses, telle que l’idée selon laquelle les préservatifs sont cause de cancer et que les femmes aux mœurs légères sont plus vulnérables au cancer du col de l’utérus, ou encore qu’une femme peut tomber enceinte à la suite d’une fellation. Ce dernier cas est une rumeur sui generis alimentée par les adolescents eux-mêmes.

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Les commentaires récents (1)

  1. je suis emerveillé pour cet recherche et conseil,mais ce qui et sur dans notre monde d’aujourd’hui bien des gens vivent dans l’igniorance et des santiment non-voyant,surtout la jeunesse d’aujourd’hui en afrique ces donne dans l’immoralité,l’ivrognieri…ces sa même qui et a la base des plusieurs derapage,bref la vie sans jésus et une d’echeque total,si la jeunesse afrique velle vaincre le viH/sida nous devrions marchés selons la loi de Dieu,dans la crainte de Dieu car la bible est contre les rapport avant les mariage.merci

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