article comment count is: 4

Les quatre probables destinations des 80.000 élèves qui ont échoué au test national

L’année scolaire 2016-2017 débute très prochainement. Tous les élèves du pays vont regagner les bancs de l’école, sauf les 80 000 jeunes qui ont échoué au test national des classes de 9e et 10e. Dans un style décalé, le blogueur Yves Irakoze nous transporte dans cet avenir radieux qui attend impatiemment ces privilégiés.

Préparer le test national de l’année prochaine

Parce que selon le ministère de l’Education, ils en ont le droit. Mais ma foi, pourquoi on n’y avait pas pensé plus tôt ? Un système similaire prévaut depuis plusieurs années dans d’autres pays, surtout anglo-saxons. Ça s’appelle le « home schooling ». Des parents, au lieu d’envoyer leurs enfants à l’école, les gardent à la maison et les éduquent eux-mêmes ou les confient à des enseignants privés. Sauf que le même système, appliqué au Burundi, présente un petit problème : seule une petite frange des enfants a la baraka d’avoir des parents instruits ou capables de payer à leurs rejetons les services d’un enseignant privé. Mais qu’est-ce que l’on peut y faire? C’est le prix de la modernité. Elle vaut bien un coup de poker sur l’avenir des 80 000 enfants du pays.

Les travaux communautaires

 

C’est sympa les travaux communautaires. En plus il y a de la place pour tout le monde. De la mobilisation des habitants du village ou du quartier, à l’escorte de l’administrateur communal en passant par l’animation desdits travaux, ils ne vont pas du tout chômer. Et puis, avouez-le, aller construire des salles de classes après avoir été chassé de l’école, c’est quand même une sacrée revanche sur la vie.

Faire de la politique

C’est vrai que la politique ouvre de nouvelles perspectives pour ces 80 000 élèves. Afin de s’engager en connaissance de cause, ils prendront tout de même soin d’écouter les communiqués lus à la radio pour expliquer que le Burundi est un modèle en tout, même dans l’éducation de ses enfants, avant de clouer le bec des nations jalouses de cette hégémonie. Ils pourront également consulter les réseaux sociaux et découvrir les tweets des messieurs qui promettent de faire un grand feu d’artifice sur le pays et de chasser le pouvoir en place. Après, ils pourront choisir s’ils passeront les neufs mois prochains à manifester contre l’ingérence étrangère ou s’ils vont rallier la cause des messieurs faiseurs de feu d’artifice.

Entrer dans la vie active

N’ont-ils pas eu des cours d’entrepreneuriat en classe ? Monter un projet, élaborer un business plan, tout est planifié d’avance. Sinon, ils pourront faire du petit commerce, se faire engager comme domestiques et plein d’autres activités génératrices de revenus. Pour toucher les grands consommateurs, ils devront toutefois regagner les centres urbains. N’en déplaise à ceux qui combattent l’exode rural. Ah oui, vous dites ? Il y a plein de mineurs parmi les 80 000 élèves.

Décidément, elle ne sera pas de tout repos la vie de tous ces élèves qui, en un clin d’œil, se retrouvent laissés à eux-mêmes. Bon courage à eux tous. Ils devront faire preuve d’une très grande retenue. Souhaitons-leur de revenir l’année prochaine tous au complet.

Partagez-nous votre opinion

Les commentaires récents (4)

  1. Bjr, je m’appelles Ilunga Oscar, professeur d’anglais.
    J’ai aimé cette nouvelle politique que vs avez introduite ds le système éducatif burundien.
    Mais à mn avis, laisser ces 80.000 élèves à la maison, c’est les éloinger d’avantage de la réalité scolaire.
    Pourquoi pas ouvrir un centre de rattrapage où ils pourront récuperer et remonter le niveau avant le teste national prochain?
    Si vs êtes d’accord, je pourrai moi mm venir vs aider ds cette lutte scolaire pcq j’aime l’enseignement de tte ma vie.

  2. Ces jeunes sont victimes des dirigents foux,qui n’écoutent personnent,affamés de sang,qui sont determines à prendre toute mauvaise mesure pouvant coûter cher à LA population.

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure utilisation sur ce site web.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Si vous souhaitez en savoir plus sur les cookies que nous utilisons, veuillez lire notre politique relative aux cookies.