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Porte-parole ou le principe de la langue tordue

Au Burundi, quand on est porte-parole d’une institution étatique, comme la police nationale, on est tout le temps exposé à de virulentes  critiques. Certaines méritées, vu qu’il y a des vérités difficiles à faire avaler. Le dessin du caricaturiste Floribert Nisabwe l’illustre parfaitement.

Le 14 septembre, Pierre Nkurikiye (porte-parole de la police nationale du Burundi) s’exprimait sur la mort d’un adjudant de l’armée nationale, Eddy Claude Nyongera. « Ce militaire s’est suicidé lors d’un interrogatoire au SNR (Service National de Renseignement) », a-t-il affirmé. Une version que beaucoup d’auditeurs ont jugé farfelue et fallacieuse.

Les usagers des réseaux sociaux  y sont allés de questionnements en questionnements : depuis quand un militaire en fonction est interrogé dans les locaux du SNR alors qu’il y a des organes habilités au sein du ministère de la Défense Nationale ? Et pourquoi on interroge le suspect  dans un bureau bourré des grenades ?

Si l’on doit être blâmé à cause d’une faute d’une institution dont on parle en son nom, ou défendre les écarts de son chef hiérarchique voire d’un subalterne trop zélé, j’avoue que le « porte-parolat » est l’un des postes les plus risqués.

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