Parkings de bus ou arènes barbares ?

À partir de 18h, le parking central de Bujumbura offre toujours un spectacle consternant. Des ruées violentes, impitoyables, vers les bus qui desservent la capitale. Le blogueur Landry Rukundo s’y est immergé, et en est ressorti le cœur lourd et plein d’interrogations.

Le soleil se lève avec les citadins de Bujumbura qui se dirigent aux quatre coins de la capitale pour vaquer à leurs occupations. Ecoliers, fonctionnaires, commerçants, étudiants, chômeurs en quête de boulot, après les  angoisses de la nuit, tous espèrent passer une journée fructueuse et sans histoire. Certains y arriveront, d’autres non !

Pour la plupart d’entre eux, l’espoir de passer une soirée paisible et reposante s’envole juste au moment d’arriver au parking où sont stationnés les bus. À partir de 18h, l’espace découvert autour de l’ancien marché central de Bujumbura est noir de monde.  Les bus allant dans les différents quartiers de la capitale se font désirer, en vain.

Malhonnêteté des transporteurs

« Pour avoir de la place dans un bus, il faut être un vrai catcheur », résume une femme enceinte rencontrée sur les lieux, aux environs de 18h30. Cette résidente du quartier Kanyosha passe chaque jour près d’une heure et demie à attendre un bus.  « Certains chauffeurs de minibus qui, pendant la journée, desservent Kanyosha, changent de destination pour Ruziba dans la soirée », déplore-t-elle.  Ruziba se trouve plus loin, le coût de transport est de 600 fbu, le double de celui de Kanyosha. Les habitants de ce dernier quartier, sans le choix, prennent par conséquent les bus de Ruziba et payent le prix exorbitant. Une aubaine pour les chauffeurs, qui chargent d’autres passagers au niveau de Kanyosha.

Cri de cœur

Je m’adresse personnellement à vous Monsieur le Maire de la ville de Bujumbura.  Est-ce impossible de rétablir de l’ordre dans ce trafic ? D’instaurer des mesures d’encadrement et de surveillance ?

J’en ai assez de rencontrer des écoliers qui crient toujours au voleur, des femmes enceintes qui craignent pour leurs grossesses à cause des bousculades. Oui, j’en ai vraiment marre!  Monsieur le Maire, la vie est déjà assez difficile comme ça, il n’y a pas besoin d’en rajouter.

Tenez, une première mesure très facile à imposer : ne peut-on pas faire la queue comme on le fait dans les pays voisins ? Sommes-nous condamnés à agir comme des animaux ?                                                                                                                                                                    

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Recent Comments ( 4 )

  1. Si on prenait l’exemple sur Kigali? La les gens se mettent sagement en file indienne, les uns derrieres les autres, suivant ‘ordre d’arrivee. On peut y trainer, mais pas de bousclades, pas de vols. On pourrait y penser.

  2. salut!!!
    c’est vraiment malheureux!
    mais à kinshasa aussi ça existe sauf qu’ici il y quand-meme assez des bus de l’État en circulation et il y a de la bousculade…
    vue l’hatitude de la compagnie de l’État de parr l’ordre et le prix aborble a 500fc congolais peu importe la distance .les bus particulier s’adaptent,puis qu’ils risque de perdre les clients…
    c’est vrai kinshasa est très très grande un peu comme la republique rwandaise,M.D.R!!!
    mais la situation s’améliore apres que le gouvernement aie prie une décision sur le transport.
    c’est jiste une façon de dire aux burundais de s’ adresser au gouvernement et non au maire sinon on connaît la suite puis qu’on en Afrique

  3. C’est justement une mauvaise expérience que les citadins vivent. Mais au delà de ces difficultés, cela dénote un autre aspect, le moins parlé celui-là, le retour à la situation normale dans le pays. Quand une foule de passants inondent le parking dans les heures de la soirée, comme le décrit si bien l’auteur de cet article, c’est un signe qui montre justement que les gens peuvent désormais citculer librement, ttraîner un peu plus à l’extérieur de la maison, faire un peu de « social » ou se concentrer sur un dossier dans les bureaux, faire le business ou autres courses. C’est aspect là, certains ne veulent pas l’entendre. L’appel est lancé et il est important, c’est un cri du coeur que tu partages avec nous tous les citadins. Le Maire et le ministère ayant les transports dans ses attributions devaient justement étudier des stratégies de régulation du transport en commun en ville et même dans d’autres localités du pays…

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