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« Je me prostitue pour avoir du minerval »

Annick, 22 ans, vit de la prostitution depuis bientôt cinq ans. Egide Nikiza, blogueur, l’a rencontrée. Témoignage.

Mardi 30 Août 2016. 19h25. Je débarque dans un bar situé dans la zone de Buyenzi communément appelée « Kwa Mukono». Objectif : rencontrer une prostituée pour échanger  avec elle au sujet de son métier. Je dois glaner mes informations dans la discrétion. La prostitution est réprimée par la loi burundaise. Et comment vais-je l’aborder avec mes questions qu’elle risque de juger « déplacées » ? Va-elle vraiment me répondre ?

L’endroit est un peu dégagé. Il n y a visiblement pas beaucoup de clients. Une serveuse approche, tout sourire, et je commande un Amstel accompagné d’une jolie prostituée. La serveuse, très sympa, me demande juste une petite motivation : 5000Fbu. Mission réussie : quinze minutes plus tard, Annick (nom emprunté) est assise à mes côtés. Je ne sais même pas comment la saluer. Une accolade ? Un bisou ? Un simple « bonsoir » ? Je n’ai pas encore fini de cogiter sur la manière de l’accueillir qu’elle m’a déjà tendu la main pour simplifier l’équation.

Elle commande une petite Primus, Akabaju. Les premiers mots sont timides, des deux côtés. Mais la bière finit par tout arranger. Annick a 22 ans et vient d’être admise en année terminale dans la section de Gestion à Bujumbura. Sans détour, elle me révèle qu’elle vit de la prostitution depuis cinq ans. Elle a été initiée au métier par sa tante maternelle qui l’a accueillie à son arrivée à Bujumbura alors qu’elle venait dans la capitale pour étudier. « Je suis de Gitega. J’ai certes résisté durant les premiers jours.  Néanmoins, j’ai fini par céder. La vie devenait intenable. Ma tante me disait que je devais me débrouiller à chaque fois que je lui demandais le minerval » raconte la jeune fille.

A cet instant, effrayé, une multitude de questions me tourmentent, surtout sur l’avenir d’Annick, la finalité de cette histoire, ses relations avec sa tante. Sans beaucoup réfléchir, je lui demande si elle pense un jour se marier et me répond sans détour : « Je ne me déshabille pas par amour ni pour le plaisir. C’est une question de survie. Une fois mon diplôme en poche, je commencerai une nouvelle vie. La prostitution n’est pas vraiment ma tasse de thé ».

Bouche bée, je ne peux pas continuer la conversation, exiger plus car soudains sa douleur devient mienne. Je lui donne ce qui me reste en poche et lui souhaite de finir vite ses études pour sortir de cet enfer, avant de lui serrer la main et la laisser partir.

Si la prostitution est réprimée au Burundi, elle reste, hélas, un moyen de survie pour de nombreuses femmes.

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Les commentaires récents (43)

    1. Il faut faire la part des choses. a part ce sale travail, Annick n’a pas trouvé un autre? par exemple être une bonne. la prostitution n’est pas un seul job de survie mais plutôt, elle risque sa vie si elle se trouvait devant un homme exigent.

      1. Junior, C’est tellement facile de trouver des solutions aux problèmes ainsi que porter jugement aux actions d’autrui. Parce qu’être une « bonne » et élève se présente comme métier facile si on suppose que c’est même faisable?

        (Un truc interresant, tu devrais lire l’article à propos des « bonnes » qui sont régulièrement violées ou battues par leurs employeurs, du coup les deux métiers sont aussi dangereux l’un que l’autre)

        Et puis à ce que je comprend tu veux dire qu’il y a pleins d’opportunités de boulot ici? Lol bein.. faut partager tes « tuyeaux » parce qu’ elle aimerait avoir un choix…parce que vois tu…elle a clairement dit qu’elle n’aime pas du tout faire recours à se métier dégoutant pour pouvoir SURVIVRE…il faut aussi noter que celle qui était sensé la protéger la en fait trahie.

  1. mmmmmmmmmmmmmmh so ashamed, I couldn’t think that there are some ladies who still have long life , who can help in country development but who live such life, it’s very painful, and I think each youth you has a heart of serving could start but this one coz she really need a help, I don’t wish she could wait till she finishes her studies in order to give up that things, she’s broken ,she’s sad she needs help. for me I’m ready to help her with little I have, if possible give her my number so we can meet, 79503188

  2. Elle n’est pas la première ni la dernière de cette catégorie de filles et femmes qui vivent grâce a la prostitution. Le problème et que en finir avec peut lui couter très cher a cause de la mauvaise habitude.

  3. Beaucoup de jeunes filles préfèrent un raccourci dans leur vie! , »vendre leur corps »
    A mon avis ,je trouve que se prostituer n’est pas la meilleure solution pour s’en sortir dans la vie !
    Quand on a la chance et qu’on est en bonne santé ,on peut trouver un petit travail et survivre !
    Je juge même les gens qui encourage une telle fille!
    Elle a déjà fait son choix,,,changer lui sera toujours impossible car l’habitude est une seconde nature!

  4. C’est Vraiment Terrible.Comment Devrait-elle Se Déblouiller Si Elle Etait Un Garçon. Pourquoi Pas Lui Demander Cette Question Lors De La Conversation?

    1. Mais quelle question!!!????, il faut la poser aux Garçons. J’espère bien que tu comprends qu’elle ne fait pas ce métier par choix ou volonté , mais c’est par obligation. La meilleure des réactions est de lui apporter de l’aide au lieu de poser de questions sans aucun intérêt .

  5. ooh painful to be heard.even if it’s hard to give up that kind of habit,let pray for her and our Allmight GOD will change.for my private intervention,join me on social medias on 79072512.thanks but many prayer to her

  6. ce comprehensible il y’a bcp des millieux qui vit de la prostitition c’eat á couse de la pauvreté de leur famille .il y’a même des gays. je connais quelque qui vit en pratiquant ces genre de metier .

  7. Vraiment, c’est regretable. Cet acte ignoble doit effectivement etre reprime dans notre societe. je peut pas comprendre une fille qui se donne a la prostitution pr se payer le minerval. je vis a kamenge, pendant les vacances les otr jeunes chercher la ou faire d’ikiyede (aide-macon) pour s’approvisionner les materiels scolaires ainsi que le minerval. donc,ces jeunes filles sont tr malheuses, elles ont moins d chance d fonder les bons foyers(usanga bararomoye) enfin, rien que la priere qui peux detourner nos soeurs.

    1. Quelle naiveté , j’espère bien qu’avec toutes tes connaissances bibliques , tu connais que la prostitution est le métier le plus vieux de la planète , et la bible ne dira pas le contraire . Sans toute fois soutenir la prostitution , je me demande si tu as relu ton commentaire avec la publication car tes propos ne sont pas cohérents .
      Tu parles des autres jeunes qui travaillent pendant les vacances pour s’acheter tout ce qu’il faut pour les études, mais peux tu nous donner les chiffres exactes car avec le taux de chômage actuel , nombres sont ceux qui risquent de rater l’année scolaire vue la pauvreté qui ravage les familles. Alors , »Akarimi kavuga inangore karagororoka », il ne faut pas juger ceux qui vivent la misère , par contre ll faut leur donner les moyens nécessaires pour survivre. Tu veux qu’on éradique la prostitution , et tu crois que cela aidera la pauvre fille en quoi ou comment ???
      Et la dernière question , peux tu nous définir « un bon foyer » et tu trouves que les filles prostituées ne sont pas en mesure de vivre le bonheur en couple!!!!

      1. Chris Igiraneza tu le dis mieux!

        Beaucoup de commentaires m’ont laissé profondément indignée. Au lieu de voir cette histoire comme un appel poignant à l’aide, beaucoup sont très occupés à porter jugements ou à montrer un profond dédain à l’égard de cette jeune fille.
        J’aimerai leur dire qu’ils font parti du problème et que vos [prions pour elle, elle ne changera jamais ou elle a pris un racourçi ou bein d’autre plus méchants ] messieurs et dames ne sont que des mots très vides.
        Vous portez jugements sans laisser bénéfice du doute et vous ne savez point ce que son experience va lui laisser comme cicatrice psychologique.
        Ma prière est que de meilleurs opportunités se présente à elle, qu’elle ne puisse jamais lire ce que vous avez écrits et que Dieu vous pardonne.

  8. Meme si tu nous dis bien que t’a fait ce qui t’es alle faire, persone ne vas pas te condanner parce que ca arrive a tous le monde, aucun homme ne peut aller chercher la primus et la laisser ouvert sans gouter……………..

  9. C’est vraiment agréable de réaliser que nombreux de vous veulent aider la fille en question . J’ai vue que certains sont aller plus loin même jusqu’à donner leur numéro de téléphone . Mais la question est savoir combien de ceux qui ont manifesté l’intérêt d’aider la fille,sont sérieux!!!!???? et combien qui veuillent juste amuser la galerie.
    Ma proposition dont j’aimerais donner l’auteur du text « Egide Nikiza » est de créer un mouvement d’entraide mutuelle et bonne action , des jeunes en majorité afin de soutenir d’une manière ou d’une autre les jeunes en situations particulières.
    Egide Nikiza ,si l’idée t’interesse , veux moi signe et on en parlera
    phone :0046762800486
    [email protected]

    1. peut être que tu ne fait pas souvent des investigions approfondues. donnes-toi l’iniative de chercher tu finiras à comprendre qu’ il ya même ceux qui arrivent à laisser leurs femmes se lancer dans la prostitution pour ganer de la survie bien que c’est malhereux pour le futur de notre société

  10. Ton corps est le temple du Saint-Esprit! Tu es appelé à vivre une vie de sainteté! Recherchez la paix avec tous et la sanctification sans laquelle personne ne verra le Seigneur. Hébreux 12:14 Dieu te bénisse. L’Archichantre Royal depuis Facebook

  11. Je ne pense pas que nous devrions etudier au détriment de nos âmes, avant d’agir comme cela il faudrait se poser la question de savoir si les études sont plus importantes que la tranquillité de nos conscience !

    1. Demanderez vous à un militaire (qui a choisit son métier) ou à un médecin (qui a aussi choisi son métier) si il a la conscience tranquille?
      Car leur métier les pousseront un jour ou l’autre à tuer (la bonne cause n’existe pas selon moi).
      Imaginons’ que cette jeune fille en se prostituant maintenant arrive à devenir une personne avec un très bon job plutart et arrive à bien faire vivre sa famille: aura-t-elle la conscience tranquille?
      Pour ma part, je n’aurai aucun regret, la conscience tranquille, si il s’avère que c’est le seul moyen pour attendre mon objectif.

  12. Rectificatif nécessaire: la prostitution en tant que telle n’est pas réprimée au Burundi. Il faire un distinguo entre acte de prostitution (non réprimée) et racollage et autres infractions connexes (réprimées)

  13. Bsr
    Etant donné qu’elle le fait juste pour elle même et pour qu’elle finisse ses etudes et qu’elle n’a pas de soutien familial ou amical, et si telle est sa decision, je la respecte et je l’encourage mais malheureusement, selon certaines prostituées que je connais et qui ont avancé pareil motif ont fini par vivre prostituée sans enfin changer.

    Dieu nous a créés tous avec une destinée, qu’il nous soit fait selon ce qu’il a prédestiné pour nous.

  14. Bonjour,
    C’est triste que je prend connaissance de votre article.
    Ça ne touche malheureusement pas que le Burundi.
    J’habite en France et j’ai connu des filles, toutes origines confondues: européenne comme africaine, se prostituer pour payer leur scolarité. Et ce qui est encore plus horrible c’est l’impossibilité de quitter ce « confort financier » à la fin de la scolarité pour celles et ceux qui arrivent à la bout (car nombreux sont ceux qui ont font leur « métier »).
    Aidons au maximum nos frères et soeurs qui sont en difficultés avant qu’ils ne passent ce cap.

  15. please the ending sentences of your story are likely to be pro prostitution as livelihood.I regret to tell you that.make sure we must root for subjects in imbroglio like Annick.we are called up to give help hand to people in doleful life in any way we can so as to help them get rid of tribulation in prostitution.so, Annick needs helping in-the-spot .for any help to my side contact with me via my email account to pull Annick out of that hellish world

  16. c’EST UN DES milliers des cas que tu a decouvert et si tu prends le chemin vers l ‘Uganda ou Rwanda tu remarqueras que l’Afrique et les africains souffrent du vrai poverty

  17. Dans maints endroits du monde, le problème de la prostitution est une réalité effrayante, aux conséquences tragiques. Les enfants qui se prostituent, occasionnellement ou régulièrement, sombrent souvent dans la criminalité et la toxicomanie. Nombre d’entre eux se sentent frustrés et inutiles ; ils ne voient guère ou pas du tout d’issue à leur vie misérable.
    Des personnalités influentes reconnaissent les effets dévastateurs de la prostitution . L’ancien président brésilien Fernando Henrique Cardoso a dit avec justesse : “ La prostitution est un crime barbare. ” Un journal du Brésil a publié cette déclaration lourde de sens : “ Les pays où cette pratique est courante, tolérée, acceptée et même recherchée pour [l’argent] qu’elle rapporte en voient chaque jour les ravages. Le moindre profit financier qui en résulte est inéluctablement annihilé par les désastres individuels, familiaux et sociaux qui s’ensuivent. ”
    Malheureusement, ce fléau prend de l’ampleur malgré les nobles intentions de ceux qui désirent l’enrayer. Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi tant de personnes tolèrent-elles, voire encouragent-elles la prostitution ?

    “ Toute forme d’exploitation sexuelle est incompatible avec la dignité humaine et, en conséquence, viole les droits humains fondamentaux, […] [quels que soient] l’âge, le sexe, la race, l’ethnie ou la classe sociale des victimes. ” — SOURCES UNESCO.

    Personne ne peut jamais mettre fin à acte indigne sauf JEHOVAH DIEU.

  18. MARIA est devenue prostituée à l’âge de 14 ans. Elle a adopté ce mode de vie abject sur les instances de sa mère, qui lui a expliqué qu’étant jolie elle plairait aux hommes. De plus, elle gagnerait beaucoup d’argent. Tous les soirs, sa mère l’emmenait dans un motel pour y faire des rencontres. Elle restait dans les parages pour recevoir l’argent. Chaque nuit, Maria couchait avec trois ou quatre hommes.
    Non loin de chez Maria, Carina est entrée de force dans la prostitution à l’âge de 13 ans. Ses parents, employés dans une plantation de canne à sucre, ont fait comme bon nombre de leurs collègues : ils ont vendu le corps de leur fille pour arrondir leurs maigres revenus. Dans une autre région, Estela a quitté l’école très tôt, sans même savoir lire ni écrire, et a commencé à se livrer à la prostitution dans la rue. Quant à Daisy, elle avait six ans lorsqu’un de ses frères l’a agressée sexuellement, et elle a été l’objet de bien d’autres actes incestueux. Elle est devenue prostituée à l’âge de 14 ans.
    SAVIEZ-VOUS que la traite des êtres humains constitue la troisième activité commerciale du monde, après la vente de drogue et le trafic d’armes ? Selon l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, toutes les formes de prostitution sont en augmentation constante.
    Dans un pays d’Amérique latine où la prostitution est illégale, une commission d’enquête parlementaire a révélé que plus de 500 000 fillettes se prostituent.
    Dans un autre pays, environ 300 000 enfants se prostituent dans la rue, principalement dans les quartiers où l’on vend de la drogue.
    En Asie, près de un million de jeunes filles seraient exploitées comme prostituées dans des conditions assimilables à de l’esclavage. Certains pays ont la réputation d’être des hauts lieux de la prostitution enfantine et du tourisme sexuel.
    En raison de l’incidence élevée des maladies sexuellement transmissibles, telles que le sida, les clients sont prêts à payer très cher pour obtenir des enfants, plus susceptibles d’être vierges et donc de ne pas être infectés. “ La peur du sida pousse les hommes à rechercher des filles et des garçons de plus en plus jeunes, ce qui aggrave le problème ”, explique Luíza Nagib Eluf, du ministère de la Justice au Brésil. Elle ajoute : “ L’exploitation sexuelle des petites filles et des adolescentes est le fléau social qui touche le plus les femmes pauvres au Brésil. ”

  19. La pauvreté contribue au développement de la prostitution. D’après une femme député, l’exploitation et la prostitution dans son pays sont “ de toute évidence liées à la désagrégation de la famille, et le fruit de la misère et de la famine ”. Des parents affirment avoir vendu leurs enfants sur le marché de la prostitution parce qu’ils étaient pauvres. Les enfants des rues tombent dans la prostitution, ne voyant pas d’autre moyen de survivre.
    Selon le journal O Estado de S. Paulo, une jeune fille peut devenir prostituée en entrant dans un gang. Pour manger, elle commencera peut-être à voler, et occasionnellement à vendre son corps. Puis elle finira dans la prostitution.

  20. Parfois, des jeunes sont déplacés dans d’autres pays pour travailler comme prostitués. “ Les sommes envoyées par les prostituées émigrées dans leur pays d’origine sont considérables au regard de la situation et de la pauvreté de certains États d’Asie ou d’Afrique, rapporte Sources UNESCO. Mais les ressortissants des pays riches sont aussi responsables de l’exploitation sexuelle dans les pays pauvres : on part à l’étranger ‘ louer les services ’ de jeunes personnes et d’enfants. ”
    Au sujet des dangers auxquels s’exposent les enfants des rues qui se prostituent dans une ville latino-américaine, la revue Time déclare : “ Certaines prostituées ont à peine douze ans. Généralement issues de foyers brisés, elles dorment où elles peuvent durant la journée, et la nuit elles courent les discothèques où traînent les marins. ”

  21. Malgré cette réalité épouvantable, une jeune prostituée a déclaré : “ Si je cherchais un travail, je ne gagnerais jamais assez pour manger, parce que je n’ai aucune qualification. Ma famille est au courant de tout et je ne veux pas quitter ce mode de vie. C’est mon corps et j’en fais ce que je veux. ”
    Pourtant, des jeunes filles comme elle n’ont jamais eu pour objectif la prostitution. D’après une assistante sociale, nombre d’entre elles “ désirent se marier ” et rêvent du “ prince charmant ”. On peut expliquer que des situations complexes les amènent à la prostitution, mais un chercheur affirme : “ Le plus choquant, c’est que la majorité ont été violées dans leur propre foyer. 

  22. Heureusement, il existe un espoir pour ces pauvres jeunes. Des prostituées de tout âge ont changé de vie . À travers le monde, des millions de gens se sont améliorés et sont devenus de bons voisins ou des conjoints fidèles grâce à la Parole de Dieu, la Bible. Concernant ceux qui étaient des fornicateurs, des adultères, des voleurs, des gens avides, des ivrognes, nous lisons : “ C’est là ce qu’étaient certains d’entre vous. Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été déclarés justes au nom de notre Seigneur Jésus Christ et avec l’esprit de notre Dieu. ” — 1 Corinthiens 6:9-11.

  23. Aujourd’hui, comme aux temps bibliques, des personnes changent en bien. Toutefois, quelque chose de plus est nécessaire pour endiguer le flot de l’exploitation sexuelle. Des gouvernements et des organismes luttent contre le tourisme sexuel et la prostitution enfantine. Mais il faut être réaliste : les humains ne sont pas en mesure d’éliminer la pauvreté. Et ceux qui font les lois ne peuvent pas empêcher les pensées et les comportements qui sont à la base de l’immoralité.
    Il existe cependant un autre moyen, non humain, de résoudre tous ces problèmes : le Royaume de Dieu.

  24. Daisy avait à peine six ans lorsque l’un de ses frères l’a agressée sexuellement. Quelles en ont été les conséquences ? Elle est restée chez son frère aîné jusqu’à l’âge de 14 ans, où elle a commencé à travailler dans une boîte de nuit. Au bout de quelques jours, elle est tombée malade. Une fois qu’elle a été rétablie, ses patrons lui ont annoncé qu’elle leur devait de l’argent et l’ont forcée à se prostituer. Environ un an plus tard, Daisy avait encore des dettes, et tout laissait croire qu’elle ne pourrait jamais s’en acquitter. Toutefois, un marin a payé le restant de ses dettes et l’a emmenée dans une autre ville, où il l’a traitée comme une esclave. Daisy l’a quitté, puis a rencontré un autre homme. Ils ont vécu ensemble pendant trois ans, et se sont finalement mariés. En raison de nombreux problèmes conjugaux, Daisy a fait trois tentatives de suicide.
    Finalement, elle et son mari se sont mis à étudier la Bible ; cependant Daisy se sentait indigne de devenir Témoin de Jéhovah. Lorsqu’on lui a montré dans la Bible que Jéhovah Dieu accepte les personnes qui opèrent les changements nécessaires, elle lui a voué sa vie. Elle a fourni de gros efforts pour avoir une conduite droite, mais elle avait l’impression de n’en faire jamais assez. Elle a donc connu des périodes de dépression. Heureusement, elle a accepté qu’on l’aide à surmonter le traumatisme dû aux abus sexuels qu’elle avait subis et à son ancienne vie de prostituée. Elle a ainsi trouvé la stabilité affective, et l’a gardée.

  25. Lorsqu’il était sur terre, Jésus Christ a eu pitié des affligés et des pécheurs. Il savait que les prostituées pouvaient changer, peu importe leur âge. Il a d’ailleurs déclaré aux chefs religieux : “ Vraiment, je vous dis que les collecteurs d’impôts et les prostituées vous devancent dans le royaume de Dieu. ” (Matthieu 21:31). Même si elles étaient méprisées à cause de leur mode de vie, de telles personnes au cœur droit ont été pardonnées en raison de leur foi dans le Fils de Dieu. Des pécheurs repentants ont été disposés à abandonner la prostitution pour recevoir les bienfaits du Royaume de Dieu. Ils ont ensuite mené une vie conforme aux principes justes de Dieu. Il en va de même aujourd’hui. Des gens de toutes sortes acceptent la vérité contenue dans la Parole de Dieu et changent de vie.
    Que sont devenues Maria, Carina et Estela, dont parle le premier article ? Maria a dû non seulement résister aux pressions de sa mère, mais aussi mener un dur combat pour arrêter de se droguer. Elle confie : “ Je me droguais pour étouffer mon sentiment d’inutilité dû à ma vie de prostituée. ” Elle explique comment elle a été accueillie dans la congrégation chrétienne des Témoins de Jéhovah : “ J’ai été impressionnée par l’amour que m’ont témoigné les membres de la congrégation. Tous, enfants et adultes, m’ont traitée avec respect. J’ai constaté que les hommes mariés étaient fidèles à leur femme. Je suis très heureuse d’être considérée comme une amie. ”

  26. À l’âge de 17 ans, Carina a reçu la visite des Témoins de Jéhovah. Elle a commencé à étudier la Bible, bien que pendant un temps elle ait continué de se prostituer. Petit à petit, elle a pris goût aux vérités bibliques. Elle a donc décidé de déménager dans une ville lointaine où elle est devenue Témoin de Jéhovah.
    Quant à Estela, qui avait sombré très jeune dans la prostitution, les orgies et l’alcoolisme, elle s’est intéressée à la Bible ; mais elle pensait que Dieu ne lui pardonnerait jamais. Cependant, avec le temps, elle a compris que Jéhovah Dieu accorde son pardon à ceux qui se repentent. À présent, elle fait partie de la congrégation chrétienne ; elle est mariée et élève trois enfants. Elle déclare : “ Je suis très heureuse et reconnaissante à Jéhovah de m’avoir sortie de la boue et de m’avoir acceptée au sein de son organisation pure. ”
    Ces récits appuient la déclaration biblique selon laquelle la volonté de Dieu est que “ toutes sortes d’hommes [et de femmes] soient sauvés et parviennent à une connaissance exacte de la vérité ”. — 1 Timothée 2:4.

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