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Préservatif anti-viol: protection ou risque ?

La femme peut l’insérer comme un préservatif ordinaire et il la protégerait contre les maladies sexuelles transmissibles ainsi que les grossesses non désirées. D’après son inventeur sud-africaine, il la protégerait également contre les violeurs. Il est muni de minuscules crochets qui, au moment de la pénétration, s’accrochent à la peau du pénis. Mais est-ce une réponse réaliste à la culture de violence contre les femmes en Afrique du Sud ?

RapeX, arme contre les violeurs

Toutes les 26 secondes, une femme est violée en Afrique du Sud, rappelle le Dr Sonnet Ehlers, l’inventeur du préservatif anti-viol appelé RapeX. Il s’introduit comme un tampon avec applicateur. Il reste en place dans le vagin de la femme sans qu’elle le remarque. Comme un préservatif féminin normal, il empêche le sperme de pénétrer et protège la femme contre le Sida ou autres maladies sexuelles transmissibles. Mais là s’arrête la comparaison. Le RapeX est considéré comme une arme contre les violeurs.

Arrestation

Après la pénétration, dès que l’agresseur se retire, les crochets métalliques percent la peau du pénis. Les crochets ne pénètrent pas le tissu spongieux sous la peau et ne provoquent pas de saignement. Si toutefois, un peu de sang s’échappe, il est recueilli dans le préservatif et n’augmente pas le risque d’infection pour le Sida. D’après le Dr Ehlers, il est alors impossible au violeur de le retirer lui-même, la douleur serait trop importante et causerait trop de dommages à la peau. Il est obligé d’avoir recours à une aide médicale professionnelle pour l’enlever et son arrestation est alors inévitable.

Pas de vérification au préalable

Le Dr Ehlers ne s’inquiète pas du fait que les éventuels violeurs puissent penser à vérifier si leurs victimes portent un préservatif anti-viol.
« Je suis allée en prison, j’ai parlé avec les violeurs en personne. La plupart d’entre eux m’ont dit que c’était comme un facteur surprise… Je leur ai demandé s’ils vérifieraient à l’avance la présence d’un RapeX et ils m’ont répondu que non car ils doivent s’enfuir le plus vite possible de l’endroit. »

Haut risque

Cela pourrait ressembler à une stratégie à haut risque d’utiliser un moyen d’autodéfense susceptible d’effrayer un agresseur violent, mais le Dr Ehlers ne croit pas que son invention puisse mettre les femmes en danger.

Prévention

En 2009, une étude effectuée par le Conseil de la Recherche Médicale révélait une image effrayante de la violence sexuelle masculine dans ce pays. Plus d’un quart des hommes questionnés dans cette étude confessait avoir violé, certains d’entre eux plus d’une fois. Le rapport conclut que « la prévention du viol doit se concentrer sur les normes du changement social autour de la masculinité et du droit sexuel ainsi que le remède à la structure sous-tendue du viol.

La solution du Dr Ehler est le RapeX. Elle recherche actuellement des fonds pour pouvoir fabriquer 30.000 préservatifs disponibles gratuitement pour les femmes d’Afrique du sud.

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Les commentaires récents (1)

  1. Si le violeur commenc à sentir cett douleur causée par l #Rapex une fois qu’il retire son penis, il pourrait battre la femme à #mort pour compenser un mal par un autre. Et avoir une femme qui meurt toutes les 26 secondes au lieu d’une violée.
    C serait un risque à consideré.

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