article comment count is: 0

Coup de chapeau à vous chers journalistes burundais!

Alors que cela va faire un mois que nous sommes sans nouvelle du journaliste Jean Bigirimana, le blogueur Landry Burundi salue le courage et la bravoure de ses collègues qui font tout pour le retrouver. 

Toujours pas de trace de Jean Bigirimana ! Cela sous-entend que l’opération « Finding Jean » se poursuit. Personnellement, je ne sais plus quoi penser : espérer qu’il est encore en vie ou me laisser emporter par le désespoir ?

Mais cela n’enlève rien au travail impressionnant abattu par vous, chers  journalistes pour tenter de retrouver votre collègue. Depuis l’annonce de sa disparition vous n’avez cessé d’enquêter, de recouper les informations, de lancer des appels à témoins. Journaux en ligne, radios, sites d’information, tous avaient et ont toujours un seul objectif : retrouver Jean.

Que dire de ce vendredi d’expédition à Muramvya où le journaliste a été vu pour la dernière fois ? Les journalistes, comme tous les autres travailleurs, sont fatigués de leur semaine mais vendredi ils se sont engagés dans une mission où ils ont dû se surpasser.Vous l’avez fait. Malgré la peur, vous escaladez des collines, parcourez des vallées, parfois vous tombez dans des ravins, vous faites fi des dangers qui vous guettent. Et peu importe le prix, vous cherchez la moindre trace  pour retrouver votre confrère.

Vous êtes restés solidaires, une belle leçon pour un certain nombre de Burundais qui ont perdu cette valeur. Grâce à vous, avec l’identification de ces deux corps,il y a des familles qui vont enfin faire leur deuil.

Cela n’empêche pas que certains continuent à vous traiter de tous les noms. Avec le résultat de vos enquêtes qui, encore une fois, viennent jeter un pavé dans la mare : trois cadavres ont été retrouvés en une semaine dans des rivières. Corps décapités, ligotés, le visage bandé, lestés de pierres : des Burundais sauvagement tués puis jetés ici et là. Une fausse note dans le refrain chanté en cœur par certains : « tout va bien, le pays est en paix ».

Chers journalistes, on a détruit votre matériel de travail, brulés vos locaux, on vous a même intimidés, agressés, poussés à l’exil, mais on n’a pas su que votre métier ne s’arrête pas à ces murs, micros ou casques. C’est plutôt cette passion, ce courage, cette recherche perpétuelle de la vérité qui vous animent !

Merci de tenir, de ne jamais baisser les bras, de refuser de vous taire !

Partagez-nous votre opinion

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure utilisation sur ce site web.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Si vous souhaitez en savoir plus sur les cookies que nous utilisons, veuillez lire notre politique relative aux cookies.