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Manif contre résolution de l’Onu à Bujumbura : que de paradoxes !

Le weekend dernier, une foule est venue manifester devant l’ambassade de France à Bujumbura, protestant contre la récente résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies d’envoyer 228 policiers.  Pour le blogueur Landry Burundi, cette marche était paradoxale.

Comme il fallait s’y attendre, ceux qui se nomment  la  #SilentMajority ont manifesté ce samedi pour protester contre la résolution du conseil de sécurité des Nations Unies évoquant l’envoi de 228 policiers au Burundi. A part que cette notion de majorité reste floue. On se demande pourquoi elle se dit« silencieuse » puisqu’elle est  la seule à avoir le privilège de briller dans les rues.

Soit ! Parlons de la marche ! Mais, que de paradoxes ! La veille de la marche un message de l’ambassade de France conseillait à ses ressortissants d’être prudents. Mais l’ambassadeur lui-même a été le premier à oublier ses propres conseils : on l’a vu se faufiler, serein, visiblement sans aucun garde, entre les manifestants qui scandaient des slogans hostilles à son pays. Il s’est même entretenu avec certains d’entre eux. Diplomatie oblige !

Dans un détour, cette « majorité » a voulu faire d’une pierre deux coups. Elle passe devant l’ambassade du Rwanda, lance quelques mots de courtoisie, et voilà une pancarte sur laquelle est mentionné : ‘’La France veut emmener des hommes armés au Burundi pour commettre un génocide comme au Rwanda en 1994’’. Bujumbura vient de se ranger derrière Kigali en tenant Paris pour responsable de 1994.  Depuis quand le Burundi tient le même langage que celui du Rwanda, surtout dans cette crise politique où leurs relations sont au plus bas?  Je ne m’y retrouve plus !

Revenons sur les tricycles (tuk-tuk) et taxi-vélos qui étaient aussi au rendez-vous. Ils venaient de passer des mois sous interdiction de franchir les ponts qui donnent accès au centre-ville.  Des officiels, le maire en tête, sont passés outre la mesure qu’ils avaient prises. C’est de la politique.

Pour ces conducteurs, respirer encore une fois le bon air des grands carrefours de la capitale leur a fait un peu de bien. Ils ont désormais l’espoir de pouvoir circuler partout sans restriction.

Les choses seraient en train de changer

Cette résolution proposée par la France vient après le sommet de l’UA qui s’est tenu à Kigali et duquel le Burundi s’est retiré. Ledit sommet semble avoir accouché de certaines décisions sur la crise burundaise. Ceci arrive aussi après une séance pleine d’émotions de l’assemblée de l’EAC suite à l’assassinat de l’honorable Hafsa Mossi.  Des députés de la Communauté Est Africaine ont dit qu’il était temps de se pencher sérieusement sur cette crise qui n’en finit pas.

Pour certains, l’UA et l’EAC seraient en train de revoir jusqu’où doit désormais arriver leur soutien au pouvoir de Bujumbura.

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