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Ecrivez vos testaments tant qu’il est encore temps !

Nul n’a besoin de le rappeler : « la grande faucheuse ne prévient pas. » Et pour éviter les querelles, les procès, bref, les familles détruites à cause d’un héritage flou, la blogueuse Dacia Munezero propose une solution boudée par la grande majorité des Burundais : écrire un testament. 

Des milliers de familles se déchirent chaque jour, que ce soit à l’intérieur du pays ou dans la capitale pour des questions d’héritage. Il est rare en effet que les burundais prévoient à l’avance un testament bien écrit, départageant les biens de la famille à leurs enfants.

Pour beaucoup, écrire un testament est un appel à la mort. Tant qu’ils se sentent bien dans leur peau, sans maladie grave, peu d’entre eux prennent le temps de faire notifier un testament. Mais la mort prévient rarement et les conséquences de ce manquement sont souvent désastreuses.

Les « pommes » de discorde

À Bujumbura, ce sont les maisons et les parcelles qui divisent les frères et les sœurs, qui la veille étaient encore unis comme les cinq doigts de la main. La police et la justice s’en mêlent alors pour départager les biens de la famille, au grand dam de tout le monde. Certains parents élèvent leurs enfants jusqu’à l’âge adulte sans leurs montrer les différents parcelles ou maisons qu’ils possèdent. Ne parlons même pas des numéros de leur compte bancaire.

À l’intérieur du pays,  ce sont souvent les terres cultivables qui créent des disputes interminables, aboutissant parfois à des assassinats entre membres d’une même famille. Pourtant, tout ça pourrait être évité si le chef de la famille départageait à l’avance ses propriétés à ses enfants. Mais malheureusement, la plupart attendent d’être sur leur lit de mort pour lâcher quelques mots inaudibles, avant de rendre l’âme.

Les femmes sont les plus pénalisées

L’héritage des filles ou des femmes est un sujet très controversé. Et quand le patriarche de la famille s’éteint sans avoir dit un mot sur le partage des biens, ça devient encore plus compliqué pour elles.  La question est encore plus épineuse à l’intérieur du pays que dans la capitale, où les terres cultivables sont rarement cédées à la gente féminine.

Écrire un testament avant d’être à l’article de la mort devrait être une obligation. Cela préviendrait bien des chicaneries et des coups bas commis dans les familles.

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