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L’art et la culture pour faire émerger le Burundi

L’art et la culture sont des outils qui permettent à plusieurs pays d’imprimer leur marque dans le monde. Selon le blogueur Ezéchiel Ndayizeye ces domaines devraient être les poumons de l’économie burundaise.

Un soir, de passage dans un karaoké en plein Kigali, je constate avec surprise que les chanteurs qui se succèdent sur scène sont tous Burundais ! Un choc ! Car ces artistes talentueux ont quitté la patrie du Prince Louis Rwagasore et font désormais la fierté de Kigali. Pourquoi ont-ils décidé de quitter leur patrie ? Le « 3ème Mandat » ? Non ! Certains sont même partis avant la crise politique. Tous s’accordent à dire qu’au Burundi, leur métier n’est pas pris en considération. Ils ne peuvent pas vivre de leur art et en l’absence de perspective, ils préfèrent aller se faire un nom ailleurs.

Art et culture doivent rimer avec économie !

Avec l’art et la culture, le Burundi peut s’en sortir ! Malheureusement, certains d’entre nous ne l’ont pas encore compris. Un pays qui néglige le génie de ses artistes ne peut prospérer. Chez nous, nous avons encore l’impression que celui qui s’occupe de l’art et de la culture a raté sa vie. Sous d’autres cieux, un artiste est un trésor à garder jalousement. C’est lui qui porte à l’étranger l’image de son pays. Grâce à son travail, un tourisme florissant peut voir le jour. Dans les pays dits développés, les industries culturelles sont bien vivantes et rapportent gros.

Notre ministère ayant dans ses attributions l’art et la culture devrait se mobiliser et saisir les opportunités économiques que peuvent générer ces secteurs. Il n’est pas normal que tous nos artistes partent et que nous ne fassions rien de concret pour les ramener. Tous les grands artistes devraient rentrer pour contribuer de façon évidente au rayonnement de notre culture. Pourquoi ne pas créer un ministère de l’art et de la culture ? De l’autre côté, on aurait celui de la jeunesse et des sports. Car c’est à cause de ce mélange que la culture est lésée au Burundi.

Mes constats

Lors de récentes visites, j’ai été surpris de l’état plus ou moins déplorable dans lequel se trouvaient certains sites ou monuments culturels. Le musée national de Gitega, le sanctuaire des tambours sacrés, le musée vivant de Bujumbura, le palais des arts et de la culture sont dans un état qui laisse à désirer. Y-a-t-il vraiment au Burundi des gens qui s’occupent sérieusement de l’art et de la culture ? A voir l’état de nos lieux culturels on a vraiment l’impression que les artistes ne sont pas compris et que leur travail nous importe peu…

En tant qu’artiste, j’aimerais que la création soit populaire, qu’elle soit reconnue et que nos artistes puissent gagner leur vie. L’art et la culture sont pour l’économie ce que l’huile est pour le moteur. Que l’office Burundais des droits d’auteur (OBDA) et l’Office national du tourisme me prêtent une oreille attentive.

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Les commentaires récents (5)

  1. heureux d’attendre que je ne suis pas le seul à l’avoir contaté!..moi aussi qui est un artiste culturel (tambourinaire ) j’essaie de me donner le courage qu’un jour nous et nos représentant nous pourions se rendre compte de la richesse qui est dans notre Art.

  2. vraiment cette idée est profondément méditée . moi-même je rêve de faire connaître mon pays. que l’image de Francine NIYONSABA nous serve d’exemple!

  3. Le ministere de la culture devrait avoir deux partie de fonctionnaires :
    Ceux qui s’occupent de l’administration, et les proffesionnels de l’art et de la culture , pour orienter ce qu’ils font de theorique en actions reelles et pratique. Or tous sont comme des politiciens , ils font la politique politicienne dans l’art . C’est pourquoi les artistes sont incompris.
    Or parmi eux , il ya ceux qui voyagent , qui constatent ce qui se fait ailleurs, je ne sais pas comment je peux l’exprimer , je pense que nous sommes loin de comprendre les opportunites que l’industrie culturelle peut occasionner , je pense que nous sommes encore a une phase de dynamique sociale que les autres pays ont deja franchie, c’est deplorable que des gens occupent des postes dont les responsabilites demeurent incomprises ou ignorees par ces derniers.

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