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Pas de développement, pas de paix. Simple!

L’industrialisation est un chemin obligé pour sortir de la misère et des conflits politiques interminables. Le Burundi n’échappera pas à la règle, c’est la réflexion faite par le blogueur Jean Marie Ntahimpera.

Le candidat d’opposition à la présidentielle ghanéenne, Nana Akufo-Addo, est en train de faire sa campagne électorale autour du slogan : « One district, one factory » (une commune, une usine). L’idée est que dans chaque commune il doit y avoir une industrie, une usine.

C’est une idée géniale que nous devrions adopter au Burundi si nous voulons que notre pays soit prospère. On ne réinvente pas la roue. L’histoire prouve bien que les pays s’enrichissent par le seul et unique moyen qu’est l’industrialisation. Ce sont les industries qui donnent du travail aux citoyens. Plus un pays est industrialisé, moins il y a de chômeurs et donc plus de contribuables.

Nous, les Burundais, devons choisir : industrialiser notre pays ou rester le pays le plus pauvre au monde. C’est aussi simple que ça. Je ne suis pas économiste mais je suis sûr que chaque commune peut trouver un produit où une activité dans lesquels se spécialiser. Même les régions dites arides du Bututsi pourraient produire de la viande et du lait, étant donné que l’herbe qui sert à nourrir les bêtes y pousse bien. Nous avons déjà certaines industries qui transforment le café, le thé, le sucre, mais ce n’est pas encore assez.

La première chose à réaliser pour faire émerger un Burundi industrialisé, donc prospère, est de réussir le pari de la paix, de la démocratie et des droits de l’homme. Le Burundi restera misérable aussi longtemps que nous aurons des gouvernements qui font la guerre à tous ceux qui ne pensent pas comme eux.

Les pots cassés

Je suis sûr que si notre pays était industrialisé et que les Burundais avaient accès à l’emploi, cette crise n’aurait pas eu lieu, ou alors elle n’aurait pas pris autant d’ampleur. Beaucoup ont soutenu et soutiennent toujours le gouvernement de Nkurunziza pour protéger les places qu’ils occupent. Ils ne l’auraient pas fait s’ils voyaient d’autres perspectives, s’ils étaient confiants face à un avenir en dehors du travail donné par le gouvernement. Beaucoup de jeunes gens se sont adonnés a des actes de violence parce qu’ils n’avaient rien à perdre, n’ayant ni travail, ni autre source de revenu.

La paix et la stabilité d’un pays sont donc proportionnelles à son niveau de développement. Pas la « paix » imposée par un régime qui fait taire ses opposants par la violence, mais une vraie paix dans laquelle tout le monde a envie de vivre.

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Les commentaires récents (2)

  1. Je partage votre opinion Mr Jean Marie Ntirampeba, mais vous oubliez une chose essentielle…Pour développer une nation, la seule mobilisation citoyenne ne suffit pas à elle seule mais faudrait il surtout avoir une élite capable, un leadership visionnaire qui sache s’inventer une meilleure destinée de la nation et le chemin pour y arriver.
    La stratégie d’industrialisation « one district, one factory » du ghanéen se traduit chez nous par une politique de desindustrialisation caractérisée par la corruption, clientélisme, soudoiement, etc. l’élite se préoccupe plutot à favoriser les infrastuctures non productives (stades, permanences du parti au pouvoir, etc) visiblement à des fins électoralistes confirmant le syllogisme que la différence entre un homme politique et l’homme d’Etat ce que l’homme politique pense à la prochaine élection, alors que l’homme d’Etat pense à la prochaine génération; au lieu de diversifier l’économie qui dépend encore largement des produits de rentes agricoles. La politique d’industrialisation au Burundi reposerait sur la stratégie de développement d’une valeur ajoutée pour cette économie primaire (agriculture&élevage) et pourquoi pas le secteur des services (Tourisme), encore faut il que l’élite comprenne et adopte des mesures pour assainir et soutenir le secteur privé qui est actuellement embryonnaire et disparate…
    « On ne doit pas réinventer la roue » certes, l’élite ne doit pas avoir honte de copier&coller les bonnes pratiques gouvernances économiques des pays voisins qui ont fait leurs preuves

  2. Une bonne analyse, mais loin d’être en pratique du fait qu’on n’a pas encore trouvé l’origine du cancer (la corruption) et l’éradiquer.

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