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Que serions-nous devenus sans la Brarudi?

Selon les dernières révélations du Heineken in Africa, la Brarudi se porte bien. Elle prospère même au point que l’investisseur étranger Heineken y réalise ses meilleurs bénéfices. Et à mon avis, la Brarudi fait plus que n’importe quel autre investisseur au Burundi dans la promotion de la jeunesse.

Aurions-nous connu Saido Ntibazonkiza, Fiston Abdoul Razak et compagnie? Aurions-nous autant de jeunes talents sur qui la nation tricolore, le Burundi, compte aujourd’hui, en sport comme en musique? Nous n’aurions peut-être jamais vu Matabaro sur scène ou Christian Ninteretse. Mais grâce à la Primusic, ils égayent aujourd’hui nos soirées, nos mariages, nos fêtes.

Que serait la Primus Ligue, championnat national de football sponsorisé par la Brarudi et qui autrefois s’appelait l’Amstel Ligue? Nous avons vu Vital’O reprendre le flambeau. Nous avons poussé Atheltico et Lydia Ludic quand ils défiaient des géants d’Afrique aux interclubs de la Confédération africaine de football. Toutes ces choses, nous les avons connues et vécues grâce à la Brarudi.

La polémique

Les recettes tirées de la Brarudi permettent à l’Etat de continuer à payer les salaires de nos parents et de nos enseignants. C’est grâce à cet argent que les bourses d’études peuvent être versées et que nos femmes et mères accouchent gratuitement. Les revenus générés par la bière ne servent pas simplement à payer les militaires et policiers accusés aujourd’hui d’exactions par plusieurs ONG.

Le versement régulier des salaires offre à certains foyers une stabilité financière. Très peu en bénéficient mais ils constituent une source de revenus non négligeable.  Qui se plaindrait du salaire et de la garantie qu’offre la Brarudi à ses travailleurs? Qui n’aimerait pas en bénéficier?

Les produits Brarudi créent du lien social

Une campagne de boycott des produits Brarudi avait été lancée par Pacifique Nininahazwe dans le but d’asphyxier le pouvoir de Bujumbura. Elle n’a pas eu l’effet escompté. C’était le point qu’il ne fallait pas toucher. Tous, pro comme anti troisième mandat savaient qu’on ne pouvait pas aller jusqu’à un tel scénario. Car nous aimons tous ces vendredis, lorsque, après une semaine de labeur sous un soleil de plomb qui nous a déshydratés, nous nous retrouvons entre amis quelque part, Kukadirisha* ou je ne sais où ailleurs, pour savourer le début du weekend autour d’une Primus. Qui voudrait empêcher les Burundais de consommer la « fierté nationale »? Entre la politique et la bière, il faut choisir. Et croyez-moi, les Burundais choisiront dès la première gorgée. Même un bébé encore dans le ventre demande au moins « agafanta »

A notre santé !

S’il est vrai que l’excès des bouteilles Brarudi ne pousse pas notre jeunesse vers des sommets d’innovations, ou qu’il suscite des retours de soirées peu agréables au sein du foyer, on ne peut se résoudre à vouloir voir disparaître celle qui nous permet d’étancher notre soif. Non décidément, je ne peux imaginer un Burundi sans Brarudi.

Je ne demanderai qu’une chose : que Brarudi emploie plus de jeunes. Car c’est la jeunesse qui souffre de la crise. Après tout Brarudi doit bien ça à ses plus fervents clients !

*boutique de rue à Bujumbura. « Sous la fenêtre »

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Les commentaires récents (1)

  1. La Brarurudi est vraiment une entreprise qu’il faudra remercier. Je suis ou je serai toujours un temoin qui dira toujours que cette dernière aime la population burundaise. A titre d’exemple, elle a mis un paneau sur ses camions qui transportent ses produits à l’intérieur du pays pour conseiller aux cyclistes qui s’accrochent sur les camions qu’on apelle communément »DUNYURI »!

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