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Vidéo : feux de brousse, un mal récurrent au Burundi

Le blogueur Mwalimu Khadidja Hussein a filmé une scène désolante dans le parc national de la Ruvubu : un feu de brousse. Ce phénomène, qui se répète souvent durant la saison sèche, met en danger la survie de la faune et la flore burundaise.

Une maladie « incurable » au Burundi est de retour. Chaque fois que la saison sèche arrive, des feux de brousse refont leurs apparitions et ravagent des centaines d’hectares de forêts.  Des arbres et autres plants longeant collines et montagnes partent en fumée. En plus de la flore, ces feux de brousses constituent une menace grave pour la faune. Des animaux meurent asphyxiés ou brûlés. D’autres aussi comme les oiseaux migrent vers d’autres pays. Cela engendre la disparition de plusieurs espèces animales et végétales sur le sol burundais. En plus de contribuer à la pollution de l’air, ces feux de brousses ont aussi des effets néfastes sur les conditions climatiques, des incidences sur l’agriculture dans un pays où la grande partie vit du secteur primaire. Le secteur touristique en pâtit le plus.

Des parcs atteints

Le parc de Ruvubu, se trouvant à l’est du Burundi, est l’une des rares réserves naturelles du pays présentant un écosystème riche. Malheureusement il est menacé par des feux de brousse. Le jour où cette vidéo a été prise, c’était la nuit.  Par conséquent il n’y avait personne pour éteindre et ce feu qui a ravagé plusieurs hectares. Un passant interrogé sur le lieu, « ne  comprend pas comment les gardiens  de ce parc n’arrivent pas à le protéger alors qu’ils sont payés pour faire ce travail. »

Les éleveurs sont souvent accusés d’être à la base de ces feux. Ils sont reprochés de brûler le sol en vue d’entretenir des pâturages pour leurs troupeaux. Des mesures prises en vue de décourager cette pratique ne produisent pas les effets escomptés. Ces feux de brousse s’observent surtout  pendant les saisons sèches.

Faudrait-il renforcer les sanctions ?

Des campagnes de reboisement sont observées à travers le pays. Celles-ci devraient s’accompagner des campagnes d’éducation civique et environnementale afin d’amener les Burundais à changer de mentalités. Dans le cas contraire, il y a risque de voir le phénomène continuer dangereusement au détriment  des futures générations.

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Les commentaires récents (2)

    1. Non! Plutôt il faudrait punir sérieusement les auteurs de ces destructions qui emportent faune et flaure en même temps. Les rares animaux sauvages qui se trouvent dans cette sois-disante réserve naturelle ne vont-ils pas fuir vers la Tanzanie ou le Kenya où leur écosystème est jalousement protégé en vue d’attirer les milliers de touristes qui s’y transportent par mois et qui y laissent des devises au moment où le Burundi souffre cruellement du manque de devises. Les sanctions ont un caractère dissuasif sans nul doute.

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