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Comment la crise empêche de fonder son foyer

Après une année de crise, toutes les facettes de la vie du pays en souffrent. Des études au mariage, en passant par le commerce, la vie de beaucoup de Burundais a été perturbée par cette année de crise. Des témoignages recueillis par la blogueuse Liliane Bisemure.

Une année vient de s’écouler et le Burundi baigne toujours dans une crise sociopolitique. Les jeunes burundais qui veulent se marier doivent affronter un contexte politique qui ne leur permet pas de célébrer ce moment comme à l’accoutumé. Les heures de cérémonies sont limitées et les moyens sont restreints.  Alors faut-il se résigner ?

Témoignages

Madame Imelde Nzeyimana est une maman burundaise préoccupée par l’avenir de ses enfants. Elle trouve que les jeunes en âges de fonder un foyer pourraient s’adapter à cette situation. Mais la situation n’est pas aussi simple. « Je n’arrive plus à planifier mon mariage comme je l’avais imaginé », déclare Nina Ahishakiye, une jeune femme qui compte se marier au mois de juillet. «  La crise m’a bloqué dans mon élan, faute d’emploi stable, je n’arrive plus à subvenir à tous ces besoins qu’exige la coutume », se lamente Gabriel Nikeze.

Car dans les coutumes burundaises, plusieurs étapes sont exigées avant de pouvoir avoir la main de sa fiancée. Citons : « Gusaba Irembo »/ la pré-dot, « Gukwa »/ la dot, « Ubugeni »/ le mariage, « Gutwikurura »/ la levée de voile ainsi que « Gushika mu rugo »/ la visite des parents après le mariage. Toutes ces cérémonies autour du mariage exigent des moyens financiers énormes, surtout pour la population urbaine.

Pour un changement de mentalité

La coutume d’un pays est primordiale mais cette dernière ne devrait pas être un frein à l’épanouissement des jeunes Burundais. L’exigence du paiement d’une dot exorbitante, l’organisation d’un mariage au-dessus de ses moyens sont autant de barrières pour les jeunes aujourd’hui. Il ne faut pas briser la coutume mais aussi il faudrait l’ajuster au contexte actuel.

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Les commentaires récents (2)

  1. Effectivement Au Burundi il est vraiment difficile d,epouser une fille de ton choix à cause de maigres moyens des jeunes garçons, et les jeunes filles sont devenues materialistes!certains garçons ont decidé d,abandonner le mariage et s,adonnent à l,alcoolisme!aujourdhui nous observons de nombreux cas de mariages illégales suite aux manque des moyens financiers et je me demande quel sera le Burundi dans dix ans si la crise economique continue sur le même allure!prions donc pour le Burundi

  2. Se marier n’est pas oblgatoire. Pour ceux qui sont capables, c’ est bon pour eux mais ceux qui sont incapables qu’ils attendent les moyens et la sagesse. D »ailleurs au Burundi, on ne peut pas dire un mariage parce que c’est l’époux qui dépense trop!

    Celui qui pourra dépenser trop qu’il puisse accepter la lourdeur du poids qu’il s’est chargé lui-meme.

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