article comment count is: 0

Twittoscopie : des hommes et des dieux

La semaine qui vient de s’écouler a connu de nouveaux rebondissements dans l’affaire des gribouillis. Mais l’événement le plus marquant est la sortie du gouverneur de Muramvya. Pour lui, « après Dieu, vient le président ». Le porte-parole de l’armée ne s’est pas contenté de tweeter les activités de l’armée, il a parlé avec son cœur à certains compatriotes. Sans oublier la conférence des porte-paroles.

« Après Dieu, c’est le président » a déclaré le gouverneur de Muramvya pour justifier l’emprisonnement de plusieurs élèves accusés d’avoir gribouillé la photo du président Nkurunziza. Dans un syllogisme digne d’un néophyte, ce responsable administratif oublie, que selon les croyances du président, il y a Jésus et l’esprit Saint dans la hiérarchie. Ah oui ! Comment a-t-il pu faire vent de Jésus, la seule personnalité pour qui le président de la République peut s’asseoir à même le sol pour le louer, faire de grands bonds tel un masaï pour sa gloire? Je pense qu’après cette sortie, une mise au point se concocte dans les bureaux de la présidence. Dieu seul sait ce que l’avenir nous réserve. Quel sacrilège !

https://twitter.com/Noel1068/status/740353618470154241

Même Louis Kamwenubusa, directeur général des publications de presse burundaise comprenant le journal « Le renouveau » et « Ubumwe » sait qui est le représentant de Dieu sur terre…

Même le militaire a un cœur

Si la semaine passée la star sur Twitter était le porte-parole de la police, cette semaine c’est le porte-parole de l’armée lui a volé la vedette grâce à un tweet largement commenté par les officiels burundais. Excédé par « l’animosité » de certains de ses compatriotes, le cœur du vaillant soldat a parlé. Il s’est lâché, comme des milliers de Burundais depuis un certain temps. Mais sa prise de position n’a pas été très bien reçue et des commentaires ont fusé de partout.

Du trafic humain au Burundi ?

Est-ce pour combler notre manque de marchandises à exporter à l’étranger? Certes, les jeunes veulent partir pour aller trouver de l’herbe plus verte ailleurs. Mais quand les institutions ne peuvent pas expliquer l’ampleur du phénomène, ni parler d’une voix, les Burundais commencent à se poser des questions.

https://twitter.com/S_Arielle_/status/740579064478633984

What do you think about it ?

Sans vouloir être cynique, mais il faut tout de même l’avouer : quand un acte terroriste frappe un pays « donneur de leçons », c’est un argument pour certains #Abatwip. « Il faut y envoyer des militaires burundais, le terrorisme doit être combattu fermement », ces phrases reviennent à chaque fois. Un réveil pour certains ! L’attaque de la boîte de nuit aux Etats-Unis nous a encore servi. Lisez ces tweets.

Qu’a tweeté le sage ?

Il était certain qu’après l’épidémie haineuse de la semaine passée, le sage se ressaisirait. Il a été bien présent cette semaine une fois encore. Sa logique entre en adéquation avec le principe des « épreuves qui endurcissent ». Laissez-moi aussi philosopher pour comprendre le sage.

Le hashtag de la semaine

Quelque chose vous a échappé ? Certainement. La conférence des porte-paroles des institutions. Il se pourrait que vous l’ayez loupé car le hashtag #BurundiSpox a été oublié au profit de #Ikiyago, du président Nkurunziza. Ce n’est pas de votre faute si vous avez raté quoi que ce soit. Mais si toutes les institutions du pays ont oubliés leur hashtag, c’est qu’il y avait bien un hic. L’erreur est une humaine mais si plusieurs humains n’arrivent pas à la détecter là… Dieu seul sait !

Après une correction venant droit de la présidence, certains se sont ressaisis. Mais #Ikiyago avait déjà pris le dessus. Il a fallu quand même insister.

#Mypresidentis the « greatest »

Comme par magie, vous vous réveillez le matin d’un mercredi ensoleillé et l’on vous apprend, grâce à un hashtag, que vous avez un président footballeur, agriculteur, maçon, bâtisseur, éleveur… #Mypresident, un hastag repris plusieurs fois par les sympathisants du parti au pouvoir. Pour quel message ? Un coup de communication ? Sans doute…

Le tweet de la semaine

Vous connaissez ces petites blagues irritantes avec les « si » ! Si tu es le peuple et bien, je suis le président. Mais ce n’était pas exactement ça. Un bel ange entre Bob Rugurika, ancien directeur de la RPA et Nubwacu Yves-Lionnel fonctionnaire à la présidence.

Lire la twittoscopie précédente ici

Partagez-nous votre opinion

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure utilisation sur ce site web.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Si vous souhaitez en savoir plus sur les cookies que nous utilisons, veuillez lire notre politique relative aux cookies.