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Nour et Acit, des modèles pour la mode à Gitega

Ailleurs, la  mode est une puissante industrie presque au même titre que le cinéma. Au Burundi, elle émerge timidement mais sûrement. Rencontre avec deux jeunes créateurs, Nour et Acit, qui évoluent au centre du pays, à Gitega.

Burundi - StylisteAbdi Nour Vuitton, 20 ans, natif de Gitega, est déjà patron d’une agence de mannequins, qu’il a ouvert lui-même. « Au début, personne ne croyait ni en moi ni en mon projet. J’ai toujours voulu être mannequin. Comme je ne trouvais de soutien nulle part, je me suis débrouillé ».  Une fois lancée, Inyambo, nom de l’agence, n’a fait que gagner en notoriété. Et Nour n’a pas tardé à se faire un nom. Un jeune homme qui ne cache pas son envie d’être célèbre dans le monde de la mode burundaise et internationale.

Si Inyambo cartonne dans la ville de Gitega, Armelle Icitegetse qui se fait appeler Acit, y est pour quelque chose. Que deviendrait une agence de mannequins sans styliste?

Burundi - Styliste GitegaA 19 ans seulement, la jeune fille a un talent remarquable dans l’art de la mode. Styliste de l’agence Inyambo, son nom revient invariablement dans les événements culturels dans la ville de Gitega. Tout comme Nour, elle veut se faire un nom et inspirer les autres créateurs. Un choix qui n’est pas sans prix. La jeune styliste ne cesse d’essuyer des critiques de l’entourage, parfois de sa famille. « Ce n’est pas bon comme métier pour une jeune fille polie », ne cessent-ils de lui souffler. Des mots qu’elle laisse passer telle l’eau sur une vitre. « La mode représente la façon de penser et d’être d’une personne », insiste Acit.

Exprimer son identité, sa personnalité

« La mode est une manière de s’habiller à une époque donnée. C’est aussi un outil de communication pour exprimer sa personnalité, son identité ou son humeur», commente Davy Carmel Ingabire, un des précurseurs de la mode au Burundi. Selon lui, son importance ne s’arrête pas à l’habillement. Elle va bien au-delà. « Elle porte une dimension culturelle, artistique et économique ».A la question si la mode est­elle un hobby ou un métier  au Burundi, il relativise : « cela dépend de l’objectif quand on s’y lance. Mais il faut reconnaitre que ça demande beaucoup de travail et d’efforts ». Difficile de trouver un consensus.

Pour Davy Carmel, les jeunes créateurs doivent continuer à rêver, inventer, s’inspirer des autres, mais sans jamais copier intégralement.

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Les commentaires récents (4)

  1. Je vous encourage chers frères et soeur…oui je sais, le début est toujours difficile mais soyez courageux.vous avez du talent.et surtout n’écoutez pas les gens qui vous jugent, PEUT A PEU ON PEUT.soyez fort.

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