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Ne réveillons pas les démons du passé !

Le blogueur Jean Prudent Nduwayezu revient sur les malheurs qui ont secoué le Burundi. Des massacre contre les Hutu en 1972 à ceux contre les Tutsi en 1993,  notre blogueur estime qu’il ne faut pas parler de conflit entre ethnies mais plutôt de conflits d’intérêts des planificateurs de ces crimes qui ont su se cacher derrière l’une ou l’autre des ethnies.

Auparavant le Mwami (roi) était le garant de tout. Tout le monde était soumis à sa puissance. Il gouvernait pour les hutu, tutsi et twa. Des années sont passées et l’histoire nous dira qu’il gouvernait en faveur des tutsis qui finiront par le renverser. La république a vu le jour, des tutsis étaient au sommet et contrôlaient tout. Le coup d’Etat était devenu le seul moyen pour accéder au pouvoir.

Quand la démocratie a vu le jour, les Burundais ont poussé un grand ouf de soulagement. Mais les coups d’Etat sont venus gâcher la fête et l’histoire de 1972 resurgissait lentement. Un vieux démon renaissait: les tueries de masses. Pour se venger ? Contre qui ? Des crimes contre l’humanité ont été perpétrés. Des milliers d’innocents ont été victimes de ces barbaries. Toutefois, les planificateurs de ces crimes trouveront un nom pour qualifier ces actes ignobles. Les justifications sont presque les mêmes depuis la monarchie : soit ce sont des traitres qui veulent renverser le pouvoir, soit ce sont des rebelles contre les institutions.

Que justice soit faite

Quand le pays est calme, personne ne se souvient du passé, même la justice semble ignorer ces événements que nous avons connus. Il est difficile d’oublier mais pourquoi des descendants devraient payer les fautes de leurs grands-parents alors que la justice est là pour poursuivre et condamner ces crimes ? Se souvenir des nôtres est un bon geste mais que leur disparition soit attribuée à un groupe de gens est insensé. Que la justice joue son rôle et juge les responsables des crimes qui ont endeuillé notre nation depuis des décennies. Que demain on ne se contente pas seulement de nous dire que ce sont les hutu, tutsi, twa, … qui ont tué les nôtres.

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Les commentaires récents (1)

  1. « Vous allez atrocement souffrir, vous n’êtes qu’au début de votre long calvaire et nous ne viendrons surtout pas vous aider. Nous attendrons patiemment l’hécatombe, nous attendrons que vos cris de douleur et de souffrances viennent perturber la petite conscience paisible de nos citoyens électeurs. Quand le sang des innocents aura recouvert la totalité des terres cultivables, s’ils ne sont pas déjà vendus à la chine ou à n’importe pollueur planétaire. Les leçons du passé n’ont servi à personne, nous avons laissé les démons s’éveiller au Burundi, par notre inattention. Déjà ils rodent assoiffé de haines, vil serviteur de quelques rancunes désuètes, avide de pouvoir et d’argent, jamais repus. Il est trop tard maintenant et nous ne serons pas la pendant le carnage, nous viendrons après, bien trop tard avec tous les regrets de l’hypocrite, nous viendrons le bras chargé d’inutile sermons, de remarques peu judicieuses, nous nous justifierons, nous nous excuserons même … (extrait de Lettre ouverte aux centaines milliers de mort Burundais (qui ne le savent pas encore) ! »

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