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Twittoscopie: La francophonie s’en va, l’orthographe avec !

L’actualité de la semaine passée reste marquée par trois événements : la suspension de la coopération multilatérale entre l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et le Burundi, la commémoration de deux personnalités publiques et l’accident du bus de l’OTRACO (Office des Transports en Commun). C’est parti pour un tour avec la twittoscopie.

Quand la francophonie suspend sa coopération avec le Burundi… écrire correctement cette langue n’est plus un impératif. Du responsable politique à l’homme de la rue, l’orthographe française est torturée à outrance. D’après certains #Abatwip, le nombre élevé de fautes d’orthographe dans les tweets est lié à « la mesure de suspension ». Ils l’ont même appelé « effet francophonie ».

https://twitter.com/Tissydod/status/718348009713594369

https://twitter.com/Noel1068/status/717329614343913473

https://twitter.com/S_Arielle_/status/718775029723504640

L’avenir de la langue française au Burundi est menacé. Le Français perd ses usagers burundais. Des Burundais ont décidé d’écrire en Kirundi, en Anglais ou en Swahili. D’ailleurs le conseiller à la Présidence, Willy Nyamitwe, se pose la question de son importance sur la twittosphère.

https://twitter.com/zzzooel/status/717418323554729984

https://twitter.com/mpbroache/status/719348156337692674

Un anniversaire pas comme les autres

Pascal Nyabenda, président de l’Assemblée Nationale et du CNDD-FDD a fêté ses 50 ans. Le lieu de la cérémonie ? Un stade avec plus d’un millier d’invités où la boisson coulait à flots. Des danseurs et des musiciens étaient conviés afin d’agrémenter la cérémonie à Bubanza. « De quoi rendre jaloux le président Nkurunziza » : c’est ce que pensent certains #Abatwip. Le président devrait s’en méfier vu que ce genre de fêtes d’anniversaire ne peut être organisé que par un « Mugabe ». Cet évènement a aussi été mal accueilli dans les milieux proches du président Nkurunziza. Des voix estiment que cela est « indécent » dans un pays où la population arrive à peine à trouver de quoi se mettre sous la dent.

#JusticeForNtaryamira vs #Justice4Manirumva : des crimes non élucidés

Cette semaine, la twittosphère burundaise n’a pas connu un hashtag qui pourrait être considéré comme celui qui a marqué la semaine. La commémoration de la mort du président Ntaryamira, tué dans l’attentat contre l’avion du président rwandais, a été une occasion pour réclamer la vérité sur cette mort. Réclamer la vérité est un droit. Mais certains se demandent pourquoi le faire aujourd’hui ? Un réveil ?

Feu « Monsieur anti-corruption » fut assassiné le 9 avril. Il y a 7 ans que des Burundais veulent que le gouvernement accepte des enquêtes indépendantes. Des photos avec des pancartes réclamant justice ont aussi circulé sur les réseaux sociaux.

Le mois d’avril n’est pas le meilleur pour Burundi et la région.

Les followers de Willy Nyamitwe

En remerciant Twitter de lui avoir aidé à supprimer des faux comptes, Willy Nyamitwe s’est exprimé sur le nombre anormal des faux comptes qui suivent le sien. Beaucoup d’Abatwip estiment qu’il aurait acheté des followers. Une discussion et des comparaisons ont suivi son tweet.

L’image de la semaine

Lors de la célébration commémorant le 22ème anniversaire de l’assassinat du président Ntaryamira, SOS Médias a publié une photo de sa famille biologique qui n’a pas été invitée pour déposer une gerbe de fleurs. Mais une photo des services de communication de la présidence circulait présentant « la famille Ntaryamira » dans les cérémonies. Finalement qui dit vrai ? Y était-elle vraiment… ou pas ?

Un bus Otraco dans un ravin

Des questions ont été posées. De présumés responsables établis. Mais comme toujours dans ce genre d’évènement, les spéculations foisonnent. Sur les chiffres d’abord. Les premières informations font état de 50 personnes mortes, principalement des jeunes. 24 heures après… le bilan est largement revu à la baisse : 16 morts. Entre 16 et 50, il y a un fossé !

A partir des témoignages recueillis par SOS Médias, il était temps de trouver le responsable à la base de l’accident. Le convoi présidentiel est dans la ligne de mire.

Le mal a été fait. Des jeunes ont péri. Il n’y pas eu de deuil national ni de minute de silence. D’ailleurs aucun responsable n’a été présent lors des funérailles. Certains #Abatwip pensent que la fête de Pascal Nyabenda était tout simplement plus importante !

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