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Twittoscopie: nul n’est prophète chez soi

L’actualité de la semaine sur twitter a été dominée par la FDN (force de défense nationale). D’abord, une vidéo de reportage en Centrafrique, ensuite les assassinats de deux officiers. #BurundiSpox est le hashtag de la semaine. En sport, les médailles des athlètes burundais dans différentes compétitions, nous ont mis du baume au cœur.

Une image passe en boucle chez les partisans du président Nkurunziza. Il s’agit d’une vidéo où l’on aperçoit un Centrafricain satisfait du travail abattu par les militaires burundais, en mission de maintien de la paix. Il demande l’érection d’une statue en hommage à Nkurunziza. La raison : « les militaires burundais ont ramené la paix ». Mais ce qui peut passer ailleurs ne peut forcément pas passer chez nous. Etait-il une occasion de plus de montrer aux détracteurs de Nkurunziza qu’il est l’homme de la situation ? Ce qui est sûr, ce n’est pas un burundais sur la vidéo.

 

Des assassinats et des questions

C’est sous un soleil accablant que l’annonce de l’assassinat du lieutenant-colonel Darius Ikurakure tombe. Cela se passe dans les enceintes de l’Etat-major. Même sans twittoscope, les commentaires allaient dans tous les sens et je les trouvais volontiers sur mon fil d’actualité. Quelques heures après, alors que le centre-ville de Bujumbura s’était vidé tôt, un autre officier de l’armée était abattu. Œil pour œil? Nous ne le saurons jamais. Mais chacun y est allé de son commentaire. Les uns criaient à un complot monté de toutes pièces par le pouvoir pendant que les autres parlaient d’un assassinat crapuleux.

Cet assassinat revendiqué par le FOREBU, rappelle des cas similaires: éliminations des officiers d’ethnies différentes. Les questions, les réflexions, les probables scenarii sur ces assassinats ont vite fleuri sur twitter.

Le communiqué de la FDN

Après l’assassinat du lieutenant-colonel Darius, un communiqué de l’Etat-Major qui se veut rassurant est vite sorti. Des fautes très « graves » qui méritent une cour martiale. J’exagère. Au départ, on n’a cru qu’il s’agissait d’un terme militaire, le « boulot ». Mais comment peut-on envoyer, en des mots militaires, un communiqué aux médias ? Là, était la question. La réponse n’a pas tardé. Le rédacteur du communiqué ne parlait que du « bourreau ». Une erreur grossière qui n’a pas échappé aux abatwip, fouineurs et attentifs aux communiqués officiels.

 Des victoires fédératrices ?

La victoire a plusieurs pères, dit-on. Et c’était encore une occasion de le rappeler pour certains. Les performances des athlètes burundais pendant le championnat du monde d’athlétisme en salle à Portland a donné naissance à un sentiment devenu rare, très rare ces derniers temps : la fierté d’être Burundais. Oui, toutes les médailles ont été unanimement accueillies avec grande satisfaction. Les images de Diane Nukuri, Francine Niyonsaba, Antoine Gakeme, les enfants de New Generation et Sada Nahimana ont fait le tour des réseaux sociaux. Mais rien n’a pas empêché que, sur twitter, des Burundais profitent de ces performances pour faire passer leur message. Tout est bon pour faire entendre sa voix et surtout profiter d’un buzz.

#BurundiSpox

Quand les porte-paroles des institutions burundaise font une sortie médiatique commune, on parle de #BurundiSpox. C’était une occasion pour les communicateurs de déployer leurs talents. Ils l’ont fait. Pendant cet exercice où la population a plutôt évité les sujets politiques, le porte-parole de la police reconnaît que c’est à la justice de donner la vraie version des faits après les différents témoignages. Ce qui vient modérer son« #TruthTime » dans Iwacu.

Daniel Kabuto, porte-parole du ministère des affaires étrangères affirmait avoir rencontré l’ombudsman affaiblit qui devrait incessamment rentrer au pays. Cette révélation a une nouvelle fois été confirmée par le porte-parole de cette institution de médiation. Mais en fin de mandat pourrait-il toujours revenir ?

L’image et la déclaration de la semaine

Notre twittoscope, a constaté que, depuis un certain temps, le président Nkurunziza ne cesse de penser aux Burundais de l’étranger à chaque fois que l’occasion se présente. Le dernier en date, le jour de Pâques.

Pierre-Claver Mbonimpa aux côtés des ministres des relations extérieures et celui de la justice, discutant joyeusement avec les officiels burundais. Quelle image ! On a envie d’en savoir plus.

Le bonus

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