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Burundi : les vrais responsables de la crise

Il a l’air de blanchir les coupables, pour incriminer les innocents. Le blogueur Eric Heza (pseudo) s’en prend à tous ces Burundais qui ont choisi le silence alors que ce sont eux peut-être qui détiennent la solution de cette crise.

Plus de cinquante ans qu’on se cherche, que le pays tourne en rond dans des guerres ethniques, dans la misère. Nombreux sont ceux qui se demandent d’où viendra le secours, ce révolutionnaire qui libèrera le pays de ce joug  du désespoir, ce héros tant attendu, ce changement tant chanté depuis des lustres. Le temps passe. Le peuple se lasse. Le pays s’enfonce. Rien ne pointe à l’horizon.

Une certitude : ce n’est ni l’Union Africaine, ni l’Occident, ni la Russie ou la Chine qui feront du Burundi ce petit paradis que les âmes encore optimistes ne cessent de nous vendre. Le pays a besoin d’abord d’une chose : un leader !

De quel profil?

Un Burundais. Quelqu’un qui a un cœur qui bat pour son pays. Un homme ou une femme qui a une image claire de l’avenir. Un patriote capable de rassembler le peuple autour d’une vision commune. Un simple être, ordonné, pour imposer de l’ordre. Un téméraire qui ose demander des comptes, qui n’a pas peur de sanctionner les mauvais élèves qui ne respectent jamais les consignes. Et bien évidemment, qui a la volonté, la capacité de s’imposer comme leader. Car, le dit-on souvent, les belles idées  ne suffisent pas.

Le constat amer : les hommes au profil susmentionné sont légion. Nous les croisons partout. Nous partageons avec eux un verre. Ils nous révèlent, à quelques détails près, le schéma détaillé pour construire ce Burundi que nous rêvons. Le seul hic ? Ils n’agissent jamais. Ils se cachent dans la masse. Pire, ils se plaignent.

Pourtant, ils sont le salut des Burundais. Mais, ils ne veulent pas se lancer en politique. «Elle est sale. Cruelle. Malhonnête. Dégueul… », se disent toujours. Et le pays s’enfonce davantage. A qui la faute ? Au parti au pouvoir ? A l’opposition ? A la société civile ? Aux medias ? A la communauté internationale ? Facile à charger !

N’est-ce pas que « la seule chose qui permet au mal de triompher est l’inaction des hommes de bien » ? Les responsables de ce gâchis sont peut-être ceux à qui on ne pensait pas.

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